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31/01/2016 10:53 EST | Actualisé 31/01/2017 00:12 EST

Le Hamas fait allusion à un possible échange de prisonniers contre un soldat israélien disparu

Le Hamas a évoqué dimanche un nouvel échange de prisonniers avec Israël, affirmant avoir des "cartes" pour obtenir leur libération.

Depuis le conflit meurtrier de juillet-août 2014, le Hamas entretient l'ambiguïté sur le sort du sergent israélien Oron Shaul, dont Israël n'a pas récupéré la dépouille, tout comme celle du sous-lieutenant Hadar Goldin.

Mort ou vivant, un soldat israélien est une monnaie d'échange précieuse. Israël a procédé par le passé avec des organisations ennemies (dont le Hamas) à des échanges de prisonniers ou de corps pour ramener des Israéliens au pays.

S'adressant aux prisonniers palestiniens détenus par Israël, Abou Obeida, le porte-parole de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, leur a assuré dimanche que "la résistance a (...) en main les cartes qui obligeront l'ennemi à vous libérer".

Vendredi déjà, Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas à Gaza, affirmait lors des funérailles de sept combattants des Qassam dans l'effondrement d'un tunnel que c'était "depuis ces tunnels que les combattants ont fait prisonniers Oron Shaul", affirmant que ces galeries souterraines avaient déjà permis la libération de prisonniers (palestiniens) en échange du (soldat franco-israélien Gilad) Shalit" en 2011.

Dimanche, Khalil al-Haya, un haut cadre du Hamas, enfonçait le clou: "le tunnel où nos sept martyrs ont péri est celui-là même où les Qassam ont capturé le soldat Oron Shaul".

En décembre, la mère de ce dernier avait exhorté le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, à donner plus d'informations sur son fils alors que des informations faisaient état d'une lettre d'Oron Shaul qu'auraient reçue ses proches. Les services de sécurité israéliens ont dit soupçonné un faux.

Le Hamas affirme entretenir des "contacts indirects" avec Israël pour parvenir à une trêve de longue durée en échange d'un allègement du blocus imposé par Israël depuis la capture du soldat Shalit en 2006.

Israël a annoncé en juillet que deux autres Israéliens, des civils, étaient retenus à Gaza.

Vendredi également, le Hamas s'était dit prêt à toute nouvelle guerre, affirmant creuser de nouveaux tunnels. Dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répondu: "si nous sommes attaqués via des tunnels depuis la bande de Gaza, nous réagirons avec force contre le Hamas, avec une force bien plus considérable que celle déployée" lors de la guerre de 2014, a-t-il menacé.

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