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31/01/2016 05:00 EST | Actualisé 31/01/2017 00:12 EST

Irak: les attaques de milices pourraient constituer des crimes de guerre (HRW)

Human Rights Watch (HRW) a accusé dimanche des milices chiites en Irak d'avoir commis des meurtres, enlèvements, pillages et autres exactions à l'encontre des civils, soulignant que ces actes pourraient être considérés comme des crimes de guerre.

Ce n'est pas la première fois que des forces paramilitaires chiites sont accusées d'abus --dont des exécutions sommaires, des enlèvements, des destructions de biens-- dans le cadre de la guerre menée contre le groupe jihadiste sunnite Etat islamique (EI).

Après les attaques du 11 janvier revendiquées par l'EI à Mouqdadiyah (au nord-est de Bagdad), des miliciens ont attaqué "des sunnites ainsi que leurs maisons et leurs mosquées, tuant une dizaine de personnes et peut-être davantage", a indiqué cette organisation de défense des droits de l'Homme citant des habitants.

"Une nouvelle fois, les civils payent le prix de l'échec de l'Irak à maîtriser des milices incontrôlables", a soutenu dans un communiqué Joe Stork, vice-président de HRW pour le Moyen-Orient.

L'exécution de civils, le pillage et la destruction injustifiée de leurs biens au cours d'un conflit armé "sont de graves violations des lois humanitaires internationales" et "peuvent constituer des crimes de guerre", a réitéré l'ONG.

Le gouvernement irakien s'est tourné vers les forces paramilitaires chiites à partir de 2014 pour contrer l'avancée de l'EI qui s'est emparé de larges pans de territoire au nord et à l'ouest de Bagdad.

Ces miliciens ont ainsi joué un rôle majeur dans la lutte contre ces jihadistes sunnites mais ont par ailleurs commis de nombreux abus, susceptibles de nuire aux efforts de Bagdad pour affirmer et maintenir son contrôle sur les zones reprises.

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