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31/01/2016 11:21 EST | Actualisé 31/01/2017 00:12 EST

Clinton accuse les républicains d'exploiter l'affaire des courriels

Hillary Clinton a accusé dimanche ses adversaires républicains d'exploiter l'affaire d'un serveur privé utilisé pour sa correspondance électronique quant elle était secrétaire d'Etat, à la veille de primaires qui s'annoncent serrées.

"C'est beaucoup de bruit pour rien", a affirmé Mme Clinton lors de l'émission politique dominicale de ABC, répétant une nouvelle fois qu'elle estimait n'avoir rien fait de mal en préférant un compte et un serveur privé pour ses courriels au système mis à disposition par le département d'Etat.

L'affaire a rebondi vendredi lorsque le ministère qu'elle a dirigé de 2009 à 2013, a annoncé que 7 conversations électroniques ne seront pas publiées parce qu'elles contiennent des informations classifiées.

Pour elle, les courriels évoqués par le ministère n'étaient pas classifiés quand elle les a envoyés et reçus, et elle a exigé qu'ils soient publiés. "Que le public puisse les voir et qu'on passe à autre chose", a-t-elle lancé.

Ces informations tombent à un mauvais moment pour Mme Clinton. En Iowa, où se tiendront lundi les premières primaires de la campagne présidentielle, elle a seulement quelques points d'avance dans les sondages sur Bernie Sanders, son principal adversaire démocrate.

Pour Mme Clinton il s'agit typiquement d'un cas d'excès de zèle de classification, certains courriels ayant semble t-il été classifiés parce qu'ils évoquaient un article de journal faisant allusion à du matériel classifié.

"Cela reviendrait à sur-classifier rétroactivement un article de journal public", a-t-elle ironisé.

Les adversaires républicains de Mme Clinton l'ont attaquée à qui mieux mieux sur cette affaire pour tenter de montrer qu'elle n'était pas digne d'assumer la fonction suprême.

Quant à Bernie Sanders, il a refusé de se servir de l'affaire comme levier contre son adversaire mais a reconnu dimanche que cela risquait de fragiliser une éventuelle candidature, si Mme Clinton devait être choisie par les démocrates pour la présidentielle de novembre.

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