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31/01/2016 05:35 EST | Actualisé 31/01/2017 00:12 EST

"Brexit": Cameron rencontre le président du Conseil européen sur les exigences de Londres

Le Premier ministre britannique David Cameron rencontre dimanche à Londres le président du Conseil européen Donald Tusk pour des discussions déterminantes dans les négociations sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

Le président du Conseil européen pourrait publier dès lundi ses propositions sur les quatre points soulevés par M. Cameron en amont du référendum par lequel les Britanniques devront se prononcer sur un maintien ou non dans l'UE d'ici fin 2017, a indiqué une source européenne à l'AFP.

M. Tusk est arrivé à Londres dimanche en début d'après-midi en compagnie de son chef de cabinet, Piotr Serafin, du secrétaire général du Conseil, Jeppe Tranholm-Mikkelsen et du directeur général du service juridique, Hubert Legal, selon cette source.

Dimanche soir, les discussions porteront sur les quatre exigences de Londres: ne pas faire de discrimination à l'égard des pays non membres de la zone euro, mettre l'accent sur la compétitivité, restaurer la souveraineté du pays (par exemple en octroyant un droit de veto aux Parlements nationaux) et limiter l'immigration européenne.

M. Cameron voudrait notamment imposer un moratoire de quatre ans avant le versement de certaines aides sociales aux immigrants issus de l'UE venant travailler au Royaume-Uni.

Cette exigence, jugée "discriminatoire", est contraire à la libre circulation des biens et des personnes, un principe fondateur de l'UE, et nécessiterait selon les experts une révision des traités.

Mais Donald Tusk ne devrait pas proposer à David Cameron une modification des traités sur la libre circulation des personnes, a indiqué la source européenne.

Londres espère qu'un accord final pourra être obtenu lors d'un sommet à Bruxelles qui se tiendra les 18 et 19 février, ce qui permettrait d'organiser le référendum dès le mois de juin.

Ces discussions complèteront celles qu'a eues M. Cameron vendredi à Bruxelles avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président du parlement européen Martin Schulz.

"Nous avons fait des progrès aujourd'hui, ce n'est pas suffisant, ça va être difficile", avait déclaré vendredi le Premier ministre britannique à la chaîne Sky News, à l'issue du déjeuner de travail avec M. Juncker.

"Si l'accord est bon, je le prendrai, s'il ne l'est pas, je ne le prendrai pas", avait-il prévenu.

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