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30/01/2016 09:51 EST | Actualisé 30/01/2016 09:57 EST

Holliday Grainger en femme courage dans «Les Heures de gloire» (VIDÉO)

«C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme», chantait Renaud. Et bien là encore, la mer semble sans pitié dans Les Heures de gloire, le nouveau film de l’Australien Craig Gillespie mettant en vedette une brochette d’acteurs hollywoodiens comme Chris Pine, Casey Affleck, Eric Bana et l’actrice Holliday Grainger avec qui le Huffington Post s’est entretenu.

Un rôle comme celui qu’elle interprète dans Les Heures de gloire (The Finest Hours en version originale), Holliday Grainger en a rêvé depuis longtemps. L’actrice britannique, connue pour avoir joué la sulfureuse Lucrèce dans la populaire série Les Borgia, s’est d’ailleurs donnée corps et âme pour cette production épique tirée de faits vécus.

«Je n’avais jamais entendu cette histoire auparavant, raconte Holliday Grainger. Quand j'ai su que le récit était tiré d’une histoire vraie, j'ai été bouleversée. Savoir qu’il y a des gens qui ont été prêts à sacrifier leur propre vie pour sauver celle des autres dans des conditions aussi suicidaires est tout simplement incroyable.»

Les Heures de gloire, en salle depuis vendredi, revient sur un épisode maritime véridique. Dans la nuit du 18 février 1952 au large de la péninsule de Cap Code, un pétrolier à la dérive est sur le point de chavirer à tout moment risquant d’emporter avec lui 33 membres d’équipage.

«Le sort du pétrolier semble perdu d'avance, raconte Grainger. Mais c’est sans compter sur l’opiniâtreté du jeune marin Bernie qui décide d’embarquer sur un petit bateau avec ses camarades afin d’aller secourir les survivants. Le problème, c’est que mon personnage Miriam devait bientôt se marier avec Bernie.»

Des Américains ordinaires

Miriam est une femme au caractère bien trempé dont le fiancé Bernie (Chris Pine) – un garde-côte prêt à tous les dangers – devient sa première préoccupation. «Elle craint qu’il ne revienne pas vivant de son expédition. Elle a toujours su les risques de son métier, mais que voulez-vous, Bernie est l’amour de sa vie», dit l'actrice.

Derrière ses allures de gros films d’action, le long métrage est une romance qui s’attarde sur le quotidien d’Américains ordinaires. «En ce qui concerne le jeu d’acteur, il fallait éviter de trop en faire, ajoute-t-elle. La mentalité des habitants de petits villages de la Nouvelle-Angleterre appelle à de la modestie et à plus d’intériorité. C’est une expérience de tournage que j’ai vraiment beaucoup aimé.»

Malgré son attachement aux valeurs familiales propres aux années 1950, Miriam s’avère une femme forte et libérée des contraintes sociales. On voit chez elle cette volonté un peu paradoxale de concilier vie amoureuse et indépendance d’esprit.

«Tout à fait. Cela m’a pris un certain temps avant de pouvoir me mettre dans la peau de mon personnage qui n’extériorise pas forcément ses émotions. Elle est une personne éduquée, courageuse et très déterminée, mais sa force s’exprime dans le silence.»

Grainger se souvient d’un tournage exigeant. Les tempêtes et le froid glacial de l’hiver ont poussé l’actrice à faire preuve d’aplomb. Mais un de ses plus grands défis reste l'apprentissage du parler bostonnais.

«Je n’ai pas de la difficulté avec l’accent américain. Croyez-le ou pas, me familiariser avec l’accent de Boston a pourtant été toute une aventure. Heureusement, j’étais bien entourée et avec beaucoup d’entraînement et de travail, je crois m’en être finalement bien sortie.»

Les Heures de gloire (The Finest Hours) – Walt Disney Pictures – Drame – 117 minutes – Sortie en salles le 29 janvier 2016 – États-Unis.

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