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29/01/2016 11:20 EST | Actualisé 29/01/2017 00:12 EST

Syrie: l'opposition réunie à Ryad va participer aux pourparlers de Genève (délégué)

L'opposition syrienne réunie depuis quatre jours à Ryad a décidé vendredi de participer aux pourparlers de paix indirects avec le régime qui ont démarré ce jour à Genève sous l'égide de l'ONU, a affirmé à l'AFP un haut responsable de l'opposition.

Le Haut comité des négociations (HCN), qui avait été formé en décembre à Ryad par des formations de l'opposition politique et des groupes armés syriens, va envoyer "environ 30 à 35 personnes" aux pourparlers, a indiqué cette source.

Le HCN avait dit jeudi qu'il refusait d'entamer des négociations tant que les bombardements de civils et le siège de localités se poursuivraient.

Le chef de la délégation du HCN, Assaad al-Zoabi, a expliqué sur la chaîne Sky News Arabia basée à Abou Dhabi, que l'opposition avait décidé de se rendre à Genève après avoir reçu des garanties notamment des Etats-Unis et de l'Arabie saoudite sur l'application des mesures humanitaires prévues par la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Cette résolution stipule notamment un arrêt des bombardements des zones civiles et un accès aux localités assiégées.

La délégation de l'opposition se rendra à Genève mais elle ne négociera pas, a cependant souligné le HCN dans un tweet.

"Le HCN confirme qu'il va à Genève pour participer aux discussions avec l'ONU, et non pas pour des négociations", affirme-t-elle sur Twitter.

La délégation devrait être à Genève samedi soir ou dimanche matin, a précisé M. Zoabi.

Le coordinateur du HCN Riad Hijab devait publier un communiqué sur cette décision, intervenue après une réunion du HCN avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, vendredi soir.

Fouad Aliko, un membre de la délégation, avait auparavant affirmé que le HCN n'enverrait que trois personnes à Genève. "Ils rencontreront peut-être des responsables des grandes puissances mais pas en tant que négociateurs", avait-il précisé.

A Genève, les négociations ont démarré en fin d'après-midi par une rencontre entre l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, et une délégation du régime de Damas menée par l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bachar al-Jaafari.

Les grandes puissances espèrent que les Syriens parviendront à mettre un terme à une guerre qui a fait plus de 260.000 morts et des millions de réfugiés et déplacés depuis mars 2011.

Selon la feuille de route, fixée dans la résolution 2254 en décembre, les Syriens doivent notamment se mettre d'accord sur un organe de transition chargé d'organiser des élections à l'horizon mi-2017.

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