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29/01/2016 12:34 EST | Actualisé 29/01/2017 00:12 EST

Soudan du Sud: Moscou toujours hostile à un embargo sur les armes et des sanctions

Le Russie a réaffirmé vendredi qu'elle s'opposait à un embargo sur les armes au Soudan du Sud et à des sanctions contre les deux principaux belligérants malgré les recommandations d'experts de l'ONU, estimant cette approche contre-productive.

Des sanctions "ne seront pas propices" au processus de paix parce que les experts proposent de sanctionner le président et le chef des rebelles alors qu'ils mènent des négociations qui ont fait "certains progrès", a expliqué le réprésentant adjoint russe à l'ONU Petr Iliichev.

"Le gouvernement d'union nationale, les autorités de transition, tout cela est à portée de main et nous casserions tout" avec des sanctions, a-t-il plaidé.

En ce qui concerne l'embargo sur les armes, a-t-il expliqué, la Russie estime qu'il favoriserait les rebelles car il est plus facile de contrôler la livraison d'armes au gouvernement.

"La région est déjà inondée par les armes dont il faut plutôt contrôler celles qui sont déjà là", a-t-il estimé.

Un groupe d'experts de l'ONU a recommandé au Conseil de sécurité de sanctionner le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, le chef des rebelles Riek Machar et deux responsables militaires, ainsi que d'imposer un embargo sur les armes qui alimentent depuis deux ans la guerre civile dans le pays.

Sous la menace de sanctions, gouvernement et rebelles ont conclu un accord de paix le 26 août. Mais le rapport des experts confirme que cet accord n'a pas fait baisser la violence et que les deux camps cherchent toujours activement à se procurer des armes.

Au sein du Conseil, l'Angola ou la Chine sont eux aussi réticents à imposer un embargo, selon des diplomates.

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