NOUVELLES
29/01/2016 06:27 EST | Actualisé 29/01/2017 00:12 EST

Migrants : Renzi persiste à bloquer les fonds de l'UE à la Turquie

Le chef du gouvernement italien a campé vendredi à Berlin sur son refus d'accepter en l'état le versement de fonds européens destinés à la Turquie, jugés cruciaux par la chancelière Angela Merkel pour aboutir à une réduction des flux migratoires vers l'Europe.

"Nous attendons certaines réponses aux questions spécifiques que nous avons envoyées à la Commission" européenne avant de pouvoir lever le blocage, a dit Matteo Renzi à la presse à l'issue d'un entretien avec Mme Merkel à Berlin au sujet notamment des 3 milliards d'euros promis à Ankara.

M. Renzi a assuré que "l'Italie est prête à faire sa part" et qu'il avait dit sur le principe "oui à l'assistance à la Turquie" en novembre. Mais que le préalable demandé par Rome doit être rempli, a-t-il martelé.

Rome bloque ce dossier afin que davantage de fonds européens que ce qui est prévu à l'heure actuelle soient utilisés pour financer les 3 milliards d'euros. Jusqu'ici, il est prévu que le budget de l'UE en prenne un tiers à son compte, le reste devant être financé par les Etats européens.

L'Italie veut aussi un contrôle sur la manière dont les fonds sont utilisés par Ankara.

Or le déblocage de ces fonds est un volet-clé du plan européen de Mme Merkel visant à réduire l'afflux migratoire dans son pays. Il s'agit d'améliorer les conditions de vie des Syriens en Turquie et d'aider Ankara à lutter contre les passeurs.

"La mise en oeuvre de l'agenda EU-Turquie est urgente car nous avons besoin de progrès", a plaidé la chancelière devant M. Renzi.

alf/ylf/mct