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29/01/2016 12:03 EST | Actualisé 29/01/2017 00:12 EST

Liban: le Hezbollah maintient son soutien à Aoun pour la présidence

Le chef du l'influent parti chiite Hezbollah a renouvelé vendredi son soutien à l'élection de son allié chrétien Michel Aoun à la présidence libanaise, poste vacant depuis 18 mois et à l'origine d'un blocage institutionnel sans précédent dans le pays.

"Nous maintenons notre engagement auprès du gnéral Aoun tant qu'il reste candidat; cet engagement est basé sur la confiance mutuelle", a affirmé M. Nasrallah dans un discours télévisé diffusé sur la chaîne Al-Manar et consacré à la question de la présidentielle.

Mais il a toutefois souligné qu'il ne pouvait pas "obliger" ses autres alliés à voter pour M. Aoun, 82 ans, alors que dans son propre camp, un deuxième dirigeant chrétien, Sleimane Frangié, est également candidat à la magistrature suprême.

"Nous n'imposons pas notre décision à personne (...) nous n'obligeons pas nos alliés à prendre position", a affirmé le chef du parti qui combat en Syrie aux côtés du régime.

Depuis mai 2014, la question du futur président libanais, qui par tradition doit être chrétien maronite, fait l'objet d'un bras de fer entre le camp du Hezbollah appuyé par Téhéran et Damas d'une part et la coalition dite du 14-Mars soutenue par Washington et Ryad.

Les divisions au sein même de ces deux camps ne font que prolonger le blocage. Ainsi, le chef de la coalition du 14-Mars a choisi d'appuyer M. Frangié, tandis que ses alliés chrétiens, les Forces libanaises, soutiennent depuis la mi-janvier M. Aoun, pourtant leur rival historique.

La prochaine séance du Parlement, chargé d'élire le président, est prévue pour le 8 février.

Mais même avec le soutien du Hezbollah et des Forces libanaises, Michel Aoun ne peut garantir une majorité absolue au Parlement pour se faire élire. Le Parlement compte 128 députés, pour moitié musulmans et pour moitié chrétiens.

ram/feb