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29/01/2016 01:01 EST | Actualisé 29/01/2017 00:12 EST

Les opposants syriens reprennent leurs tractations à Ryad

Les opposants syriens réunis à Ryad ont repris vendredi leurs discussions destinées à déterminer leur participation aux négociations avec le régime, qui doivent normalement débuter ce même jour à Genève.

"Rien de nouveau", a lancé à la presse peu avant la mi-journée, un délégué du Haut comité des négociations (HCN) après avoir émergé de la salle de réunion d'un grand hôtel de Ryad où cette instance tient des consultations depuis mardi.

Un autre délégué avait affirmé jeudi soir croire qu'"une décision sera prise demain (vendredi)" concernant la participation ou non aux négociations indirectes intersyriennes censées trouver les moyens de mettre fin au conflit en Syrie.

Le HCN, spécialement créée en décembre à Ryad pour représenter les principaux groupes politiques et armés de l'opposition syrienne aux négociations avec le régime, a posé jeudi soir des conditions préalables avant toute participation à ces pourparlers.

"Demain, nous ne serons pas à Genève. Nous pourrions nous y rendre (ultérieurement), mais nous n'entrerons pas dans la salle des négociations si nos demandes humanitaires ne sont pas satisfaites", a déclaré Riad Hijab, le coordinateur du HCN.

"L'opposition est disposée à se rendre à Genève si des mesures sont prises" pour un arrêt des bombardements des zones civiles et un accès aux localités assiégées, a précisé M. Hijab, rappelant que ces mesures étaient prévues par la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU.

A Genève, la porte-parole des Nations unies pour les pourparlers, Khawla Matar, avait affirmé plus tôt jeudi que l'ONU maintenait à vendredi le lancement des discussions.

La communauté internationale compte sur les pourparlers de Genève pour trouver une solution politique à un conflit qui a fait depuis 2011 plus de 260.000 morts et déplacé des millions de personnes.

Le HCN insiste en outre pour être le seul représentant de l'opposition aux pourparlers à Genève, alors que d'autres opposants y ont été invités.

L'Arabie saoudite, qui accueille ces consultations, soutient l'opposition face au régime de Bachar al-Assad dont elle réclame le départ.

it/mh/tp