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28/01/2016 22:55 EST | Actualisé 28/01/2017 00:12 EST

La banque chinoise Citic victime d'une fraude à 135 millions d'euros

Citic Bank, un établissement financier chinois de taille moyenne, a été victime d'une fraude montée par des employés et qui pourrait lui coûter jusqu'à 135 millions d'euros, rapportait la presse vendredi, peu après la révélation de malversations similaires à Agricultural Bank of China.

China Citic Bank Corp. a reconnu jeudi soir dans un communiqué boursier être impliqué "dans un incident facteur de risque" dans sa branche de Lanzhou (nord), qui pourrait lui faire perdre jusqu'à 969 millions de yuans.

Selon Bloomberg News, un employé aurait conspiré avec plusieurs collègues pour convaincre la banque d'émettre des titres financiers frauduleux --notamment des reconnaissances autorisant paiement au porteur--, qu'ils auraient ensuite revendus.

Ils auraient alors investi le fruit de ces reventes dans les marchés boursiers, poursuit Bloomberg, citant des sources proches du dossier.

Manque de chance pour eux: après avoir bondi de 150% en un an, la Bourse de Shanghai s'est brusquement effondrée de quelque 40% l'été dernier, et connaît depuis de violentes turbulences.

Citic Bank, filiale d'un conglomérat financier, a indiqué que la police enquêtait sur l'affaire.

Mais les détails révélés par les médias ressemblent furieusement à un autre cas de fraude de grande ampleur dévoilé cette semaine et mettant en cause Agricultural Bank of China (ABC), l'une des grandes banques étatiques chinoise et le troisième établissement du pays par les actifs.

Deux jeunes employés de l'ABC sont soupçonnés d'avoir illégalement vendu des "lettres de change" valant l'équivalent de 550 millions d'euros, avant d'investir en Bourse les fonds récoltés.

Dans ce cas, ce serait la débâcle persistante des places boursières, qui ne cessent de dégringoler, qui aurait mis à jour l'escroquerie, prenant au piège les deux fraudeurs, incapables de racheter et de replacer les titres dérobés.

Ces scandales interviennent alors que Pékin, sous pression, a lancé fin 2015 des enquêtes tous azimuts ciblant le secteur financier, à l'encontre de plusieurs maisons de courtage et du régulateur des marchés.

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