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28/01/2016 22:33 EST | Actualisé 28/01/2017 00:12 EST

L"activité économique a redémarré en France en 2015, avec 1,1% de croissance

L'activité économique a redémarré en France en 2015 avec une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,1%, une reprise toutefois poussive après quatre années de croissance atone.

Ce chiffre, annoncé vendredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), est conforme aux dernières prévisions du gouvernement. Il est cependant inférieur à celui de la zone euro, qui devrait atteindre 1,5% en 2015, selon l'institut.

En 2014, le Produit intérieur brut en France avait augmenté de 0,2%.

"2015 a été l'année de la reprise", s'est félicité le ministre des Finances Michel Sapin, se réjouissant que les Français n'aient "pas baissé les bras" malgré les attentats jihadistes de janvier et de novembre, qui ont eu un impact en particulier sur les secteurs de l'hôtellerie et la restauration. Au quatrième trimestre, l'activité a "progressé de 0,2%".

Sur le front de l'emploi, le gouvernement n'est toujours pas parvenu à enrayer la hausse du nombre de chômeurs. En décembre 2015, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,4%, concluant l'année sur un record de 3,59 millions de chômeurs en France métropolitaine.

"La reprise doit s'amplifier en 2016 et nous permettre d'avoir plus d'emplois. C'est notre priorité", a ajouté le ministre des Finances.

Pour l'Insee, l'activité économique française devrait effectivement retrouver de l'élan en 2016, et enregistrer une croissance de 0,4% aussi bien au premier qu'au deuxième trimestre.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages, qui contribuent traditionnellement à la solidité de l'activité, ont augmenté de 1,4% en 2015.

Les investissements des entreprises, moteur attendu d'une reprise économique durable, ont pour leur part progressé de 2% par rapport à 2014.

Les exportations ont quant à elles bondi de 5,9% en 2015, alors que les importations ont augmenté de 6,1%. De fait, "le solde extérieur contribue encore négativement à la croissance en 2015 (-0,2 point) mais moins qu'en 2014 (-0,5 point)", selon l'Insee.

Selon Mathieu Plane, de l'Observatoire français des conjonctures économiques, "les effets de diffusion du (prix bas) du pétrole sont lents", ce qui expliquerait en partie la mollesse de la croissance en 2015.

Jusqu'à présent, les entreprises ont surtout tiré profit de ce bas coût pour redresser leurs marges, a-t-il observé. Mais à plus long terme, elles pourraient choisir d'investir ou de baisser leurs prix.

"2015 est plutôt une forme d'année transitoire", avec des éléments qui peuvent réamorcer un début de croissance, a-t-il estimé.

La question est maintenant de savoir si la France en 2016 arrivera véritablement "à enclencher une reprise et à sortir de cette croissance molle", s'est interrogé l'économiste.

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