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29/01/2016 08:39 EST | Actualisé 29/01/2017 00:12 EST

Irak/Syrie: les principales contributions à la coalition contre l'EI

La coalition menée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie rassemble une soixantaine de pays mais seuls sept d'entre eux, tous occidentaux, fournissent une contribution militaire significative.

Depuis le début de l'opération Inherent Resolve (Détermination absolue) en août 2014, la coalition a mené plus de 6.500 frappes en Irak et 3.270 en Syrie, selon le Pentagone.

Elle concentre désormais ses efforts sur les infrastructures pétrolières et autres sources de revenus contrôlées par le groupe jihadiste. En deux mois, ces revenus ont été réduits de 30%, avec une chute de la production de pétrole locale de 45.000 à 34.000 barils/jour, affirme Washington.

ETATS-UNIS

Plus de la moitié des sorties aériennes sont assurées par l'aviation américaine. La présence américaine au sol est également "significative", avec un contingent de forces spéciales chargé de la formation des forces kurdes et de l'armée irakienne, selon le Pentagone. Ces commandos peuvent aussi mener, en Irak comme en Syrie, des raids au sol en zone EI.

FRANCE

Après les attentats de Paris en novembre, la France a considérablement augmenté sa contribution aérienne - frappes et reconnaissance - avec le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe. Des commandos français forment des unités kurdes et irakiennes. Près de 3.000 soldats français contribuent à la coalition, avec 38 chasseurs-bombardiers.

GRANDE-BRETAGNE

La Grande-Bretagne - une quinzaine d'avions de combat - est l'un des principaux partenaires de la coalition en Irak, avec des frappes aériennes, des missions de renseignement et de la formation des forces locales. Le Parlement a donné son feu vert début décembre à des frappes en Syrie, immédiatement engagées.

AUSTRALIE

L'Australie mène des opérations aériennes avec six F-18 et compte près de 800 militaires déployés au Moyen-Orient, dont des forces spéciales qui participent aussi à la formation des forces de sécurité irakiennes.

PAYS-BAS

Répondant à une demande de Washington et Paris, les Pays-Bas ont annoncé vendredi qu'ils allaient engager leur aviation en Syrie. Ils participaient déjà depuis octobre 2014 aux opérations aériennes de la coalition, avec quatre chasseurs F-16, mais seulement en Irak. Ces quatre avions vont désormais "élargir" leur travail, selon le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

ALLEMAGNE

Depuis le 8 janvier, six avions Tornado allemands basés à Incirlik (sud de la Turquie) réalisent des vols de reconnaissance au-dessus de l'Irak et de la Syrie. Ils ne procèdent en revanche à aucun bombardement. Le Parlement allemand a voté ce déploiement après les attentats de novembre à Paris.

S'y ajoute une frégate en soutien au Charles de Gaulle. Au total, 1.200 soldats allemands vont être ainsi déployés en 2016. Une centaine de soldats allemands participent à la formation de combattants kurdes en Irak.

ITALIE

L'Italie refuse de participer aux bombardements (qu'elle juge contre-productifs en l'absence d'une stratégie à long terme), mais participe à la formation de la police et de l'armée irakiennes. Elle devrait doubler sa contribution au printemps 2016, avec 1.500 hommes. Rome a également promis 500 militaires pour sécuriser le barrage de Mossoul.

Pour les six prochains mois, les Etats-Unis entendent "accélérer" les efforts pour chasser les jihadistes de toutes les zones frontalières avec la Turquie, nettoyer et stabiliser la vallée de l'Euphrate, couper les derniers axes de communication entre Raqa (est de la Syrie) et Mossoul (nord-ouest de l'Irak), deux villes phares de l'EI.

Ils demandent aussi un plus grand engagement militaire des pays du Golfe. Tous ces points doivent être discutés lors d'une réunion des ministres de la Défense de 26 pays le 11 février à Bruxelles.

Washington souhaite par ailleurs augmenter le nombre de sunnites irakiens en lutte contre l'EI, en soutenant leur intégration dans l'armée, la police et les milices tribales. Il s'agit également de "stabiliser les zones nouvellement libérées", en facilitant le retour des populations déplacées et en soutenant les communautés locales.

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