DIVERTISSEMENT
29/01/2016 02:18 EST

Les films à l'affiche dès le 29 janvier 2016 (PHOTOS)

PhotoAlto/Ale Ventura via Getty Images
Couple eating popcorn in movie theater

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images

FIFTY SHADES OF BLACK

États-Unis. 2016. 93 min.

Comédie satirique de Michael Tiddes avec Marlon Wayans, Kali Hawk, Jane Seymour, Mike Epps.

Étudiante ingénue, Hannah tombe sous le charme de Christian Black, l'homme d'affaires richissime et adepte de pratiques sadomasochistes qu'elle était venue interviewer.

LES HEURES DE GLOIRE

États-Unis. 2016. 117 min.

Drame de Craig Gillespie avec Chris Pine, Casey Affleck, Ben Foster, Holliday Grainger, John Ortiz, Eric Bana.

Le 17 février 1952, au large de la péninsule de Cape Cod, deux pétroliers se brisent sous l'assaut d'une tempête d'une rare puissance. L'un des deux navires est rapidement secouru par la garde côtière. Mais le Pendleton, avec son équipage de 33 marins sous les ordres du capitaine Ray Sybert, semble perdu. Armé de sang-froid, ce dernier tente de maintenir son navire à flot, du moins durant les quelques heures dont il dispose avant que l'océan ne les avale. À terre, le jeune Bernie Webber, nouvellement fiancé à sa petite amie Miriam, se porte volontaire pour aller secourir le Pendleton. Avec trois hommes, il doit affronter des vagues de 20 mètres, à bord d'une embarcation inadaptée à ce genre de mer démontée. Impuissante, Miriam attend son retour, tout comme les habitants de leur petite ville. Car au fil des heures qui avancent, les chances de survie des sauveteurs et des matelots s'amenuisent.

Cette épopée d'un jour semble avoir été pensée à l'époque de son action. C'est dire le déficit d'idées neuves dont elle fait preuve, sous couvert d'une approche admirativement vieille école, qui glorifie l'obéissance, le courage et l'institution du mariage. Le récit tangue à chaque détour et les acteurs de qualité variable défendent des archétypes.

KUNG FU PANDA 3

États-Unis. 2016. 95 min.

Film d'animation de Jennifer Yuh et Alessandro Carloni.

Panda jovial et glouton, Po n'en est pas moins un as des arts martiaux, assurant la sécurité de la Vallée de la Paix avec ses coéquipiers Tigresse, Grue, Mante, Singe et Vipère. À sa grande surprise, son vieux maître Shifu le choisit pour lui succéder. Convaincu d'être moins doué pour le kung fu que ses collègues, l'animal obèse échoue lamentablement dans sa mission d'enseignement. Alors que son moral est au plus bas, il apprend l'arrivée au village de Li, un panda qui parcourt le pays à la recherche de son fils. S'ensuivent d'émouvantes et joyeuses retrouvailles. Sauf pour M. Ping, l'oiseau vendeur de dumplings qui a adopté et élevé Po. De sorte que lorsque ce dernier part avec Li vers le village en montagne où habitent les rares pandas qui ont survécu à un terrible génocide, Ping est également du voyage. Se sentant enfin lui-même parmi ses congénères, Po s'emploie à les former pour affronter Kai, un yak venu du monde des esprits pour s'emparer de la force (le "chi") des grands maîtres du Kung Fu, afin de dominer l'univers.

De bonne tenue, cet épisode de la populaire franchise de Dreamworks n'égale toutefois pas l'intensité et la profondeur du précédent opus. Bien qu'amusante et légère, la première partie apparaît un peu molle. De sorte que le film vaut surtout pour son dénouement, palpitant et grandiose, au cours duquel la qualité de l'animation et du graphisme atteint des sommets.

LÀ OÙ ATILLA PASSE...

Canada. 2015. 90 min.

Drame de Onur Karaman avec Émile Schneider, Roy Dupuis, Dilan Gwyn, Cansel Elsin, Julie Deslauriers, Feridun Sencer.

Atilla travaille dans les cuisines et parfois, dans la salle à manger, d'un restaurant turc de Montréal. Lui-même est originaire de Turquie, bien qu'il ait été adopté lors de sa tendre enfance par un couple de Québécois aujourd'hui en pleine crise conjugale. Alors que sa mère lui intime l'ordre de rencontrer un psychologue susceptible de le remettre sur le chemin de l'école, son père policier essaie, bien maladroitement, de le protéger et de l'impliquer dans la réalisation prochaine de son rêve à lui: ouvrir un restaurant. Mais les projets de l'un et de l'autre sont détournés par Ahmet, un veuf originaire de Turquie avec qui Atilla travaille, et qui l'introduit dans son petit monde. C'est là que le jeune homme fait la connaissance de Asya, une belle étudiante sur le point de retourner à Istanbul.

Des idées mal exprimées et un climat d'apathie profonde pèsent comme une chape de plomb sur ce second long métrage d'Onur Karaman (LA FERME DES HUMAINS). Ce dernier voulait raconter la prise de contact d'un immigré turc (comme lui) avec ses origines. Mais le scénario opaque et la composition peu expressive d'Émile Schneider empêchent cette évidence de fleurir.

MUSTANG

France. 2015. 97 min.

Drame de Deniz Gamze Erguven avec Gunes Sensoy, Doga Zeynep Doguslu, Elit Iscan, Tugba Sunguroglu, Ilayda Akdogan.

Depuis la mort de leurs parents, il y a dix ans, Lale, Nur, Ece, Selma et Sonay vivent avec leur grand-mère dans un village au nord de la Turquie. Le dernier jour d'école avant les vacances, les soeurs rentrent chez elles à pied et jouent, en chemin, avec des garçons de leurs classes. Mais une voisine les aperçoit et, jugeant leur comportement indécent, s'en plaint à leur grand-mère. C'est le début de la fin. Leur oncle Erol décide en effet de les barricader dans la maison familiale pour leur apprendre comment doit se comporter une fille. Tout au long de l'été, elles apprennent donc à cuisiner, coudre, tenir la maison en attendant qu'un mariage soit organisé pour elles. Si les deux aînées ne semblent pas en mesure d'échapper à ce destin tout tracé, leurs cadettes cherchent désespérément une échappatoire.

Assemblant avec fluidité le conte initiatique et la charge politico-sociale, ce plaidoyer sensible pour la liberté des femmes émeut autant qu'il tient en haleine. Mis en scène avec vivacité, ce film lumineux et gracieux révèle l'indomptable sensualité de ces cinq jeunes filles, interprétées avec beaucoup de charme et de fraîcheur par des nouvelles venues.

PREMIÈRES NEIGES

Canada. 2015. 96 min.

Drame de Michael Rowe avec Paul Doucet, Suzanne Clément, Lise Martin, Micheline Lanctôt, Alexandre Marine, Michel Riendeau, Ambrosio De Luca, Céline Bonnier.

Entre David et Maya, une routine s'est installée, qui érode leur appétit sexuel et aiguise leur ressentiment l'un envers l'autre. Parents de deux enfants, ils remplissent machinalement les tâches et conditions de la vie de famille, prisonniers de l'habitude. Mais David, Québécois francophone concierge de nuit dans une résidence pour personnes âgées, trouve un certain réconfort dans son amitié pour une collègue, ainsi que dans ses rapports feutrés avec des patients en fin de vie, qu'il accompagne souvent jusqu'au trépas. Maman à la maison et reine d'un foyer mal tenu, Maya, immigrante russe, a le téléphone intelligent vissé dans la main, seule porte vers l'extérieur. Quelques incidents banals viendront bousculer leur équilibre déjà précaire et déclencher la jalousie de David.

Par la finesse minimaliste de l'approche et la grâce des interprètes, qui rendent tout silence parlant et tout geste ordinaire signifiant, ce nouveau film du réalisateur d'ANNÉE BISSEXTILE se déverse goutte à goutte tel un soluté dans les veines du spectateur. Les longs plans fixes ajoutent à l'effet d'aliénation subi par les deux protagonistes.

TOUS DANS LE SUD - BABYSITTING 2

France. 2015. 93 min.

Comédie de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou avec Philippe Lacheau, Tarek Boudali, Julien Arruti, Vincent Desagnat, Alice David, Christian Clavier, Valériane de Villeneuve.

Le directeur d'un hôtel écologique du Brésil regarde une vidéo provenant d'une caméra trouvée sur le site. Son but: apprendre ce qui est arrivé à sa vieille mère, partie en expédition dans la forêt amazonienne avec le fiancé de sa fille et les copains de ce dernier.