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29/01/2016 01:02 EST | Actualisé 29/01/2017 00:12 EST

Belgique: le procès d'une filière syrienne reporté sine die pour des raisons de sécurité

Le procès d'une importante filière de recrutement de combattants pour la Syrie, a été à nouveau reporté, sine die, le juge de la cour d'appel estimant que ses "directives en matière de sécurité" n'étaient pas respectées.

"Les directives de ma part ne sont pas respectées en matière de sécurité. La cause Zerkani (nom du principal prévenu, NDLR) est reportée sine die", a lancé en début d'audience le président de la cour d'appel, Pierre Saint-Rémy.

Le juge n'a pas précisé les raisons de son courroux, mais quelques minutes plus tôt, il était sorti de la salle d'audience, visiblement très énervé, pour interpeller les photographes et caméramen de presse qui avaient pris des images de la cour depuis le couloir.

Jeudi, M. Saint-Rémy avait déjà reporté le début du procès, invoquant déjà des "raisons de sécurité".

En première instance, le tribunal correctionnel de Bruxelles avait condamné, le 29 juillet 2015, 30 personnes sur les 32 prévenus, pour avoir mis sur pied une importante filière de recrutement depuis la Belgique de combattants pour la Syrie entre 2012 et 2014.

Parmi les condamnés pour "appartenance à un groupe terroriste" figuraient de futurs auteurs des attentats de Paris, comme Chakib Akrouh (5 ans ferme), dont on sait aujourd'hui qu'il a été l'un des membres des commandos jihadistes du 13 novembre et qu'il s'est fait exploser lors de l'assaut policier de Saint-Denis (nord de Paris) cinq jours après.

Ainsi que Abdelhamid Abaaoud, décédé lui aussi au cours du même raid à Saint-Denis, qui avait écopé de 20 ans de prison.

siu/agr/jh