NOUVELLES
28/01/2016 22:14 EST | Actualisé 28/01/2017 00:12 EST

Airbags défectueux: le patron de Takata reste en poste, pour le moment (officiel)

Le fabricant japonais de coussins et ceintures de sécurité Takata a démenti vendredi la démission imminente de son patron, Shigehisa Takada, donné partant par la presse en raison du scandale d'airbags viciés dans lequel il se débat depuis des mois.

"Pour le moment, il n'a pas l'intention de renoncer à ses fonctions", a écrit le groupe dans un bref communiqué.

Takata a tenu dans la matinée "pour les constructeurs d'automobiles" une réunion de présentation de sa situation et de stratégie de sortie de crise, "mais nous n'avons rien de plus à dire à ce propos", a ajouté le groupe.

La presse avait affirmé que M. Takada jetterait l'éponge et qu'il demanderait le soutien de ses clients.

Les investisseurs à la Bourse de Tokyo voyaient d'un bon oeil ce probable départ du patron et ont spéculé sur ce renoncement: le titre Takata s'est envolé de 10,7% à la clôture du marché (avant la publication du communiqué) à 661 yens.

M. Takada, héritier de la famille fondatrice qui dirige la société de 49.000 personnes créée en 1933, avait déclaré en novembre qu'il était "de son devoir" de s'occuper de cette affaire, bien qu'il fasse selon la presse l'objet de pressions pour partir.

Au fil des semaines et des nouvelles révélations, Takada aura selon les analystes du mal à se tirer seul du guêpier dans lequel la société s'est enferrée. Il était connu en interne que des gonfleurs de ses airbags présentaient vraisemblablement un défaut, mais les dispositions requises n'ont pas été prises à temps.

Résultat: au moins dix accidents mortels (dont neuf aux Etats-Unis), de nombreux autres cas d'explosions intempestives d'airbags et des dizaines de millions de voitures rappelées dans le monde. Il existe en outre un soupçon de 11e cas mortel, en Inde, a reconnu cette semaine Honda.

Les autorités américaines ont dernièrement en étendant de nouveau les rappels.

Takata a reconnu récemment être dans une situation délicate qui le conduit même à envisager de s'allier à son concurrent et compatriote Daicel pour être en mesure de fournir des gonfleurs d'airbag fiables.

"Nous étudions avec Daicel une solution pour garantir un approvisionnement régulier de gonfleurs, mais rien n'a à ce jour été décidé", a expliqué Takata dans un communiqué en début de semaine, en réaction à des informations de presse.

kap/uh/ros

TAKATA