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29/01/2016 05:58 EST | Actualisé 29/01/2017 00:12 EST

Accusations américaines de corruption contre Poutine: "scandaleuses" selon le Kremlin

Le Kremlin a qualifié vendredi de "scandaleuses et offensantes" les accusations de corruption contre le président Vladimir Poutine lancées par l'administration américaine, estimant que les Etats-Unis cherchaient à influencer la présidentielle russe de 2018.

Le président russe Vladimir Poutine n'a pas encore pris sa décision sur un éventuel 4e mandat à la tête du pays, selon son porte-parole Dmitri Peskov.

"Nous estimons ces déclarations scandaleuses et offensantes. Bien entendu, nous attendons des éclaircissements de la part des hauts responsables américains", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, ajoutant qu'il s'agissait là "d'une déclaration absolument sans précédent" venant de Washington.

Les chefs de la diplomatie des deux pays, le Russe Sergueï Lavrov et l'Américain John Kerry, ont discuté au téléphone de ces accusations, selon le ministère des Affaires étrangères russe.

"M. Lavrov a exprimé son indignation face aux accusations sans vergogne visant le gouvernement russe (...) Il a souligné que la responsabilité de ce nouvelle épisode de tensions dans les relations entre les deux pays incombait complètement à Washington", indique-t-il dans un communiqué.

Jeudi soir, quelques jours après la diffusion d'un programme de la BBC au cours duquel un haut responsable du Trésor américain accuse Vladimir Poutine d'être corrompu, le porte-parole de la Maison Blanche, Joshua Earnest, a déclaré: "La déclaration du Trésor est ce qui reflète le mieux le point de vue de l'administration" présidentielle.

"Il reste encore du temps, plus de deux ans avant nos élections présidentielles (prévues en septembre 2018) mais la préparation semble avoir commencé. Il est clair qu'accumuler des (informations) négatives contre notre chef d'Etat peut être utilisé pour faire pression et influencer nos futures campagnes électorales", a affirmé M. Peskov.

Vladimir Poutine n'a pas indiqué pour l'instant s'il comptait se représenter pour un deuxième mandat consécutif et quatrième depuis sa première élection.

"Il est évident que nos partenaires - ou plutôt devrait-on dire maintenant nos prétendus partenaires - n'apprécient pas la ligne cohérente qu'observe la Russie sur le dossier ukrainien, le dossier syrien et en général la politique de la Russie sur la scène internationale", a-t-il estimé.

Les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas depuis le début de la crise ukrainienne en 2014 qui a déclenché entre autres une série de sanctions américaines contre la Russie.

Sur le dossier syrien, les deux pays multiplient cependant les contacts militaires et diplomatiques dans le but de trouver une solution au conflit ravageant la Syrie.

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