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27/01/2016 14:31 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Vivre le deuil et réfléchir

La gardienne de but des Aigles Bleues de l'Université de Moncton, Émilie Bouchard, a été affectée par le suicide d'une coéquipière. Cinq ans plus tard, la gardienne des Aigles Bleues poursuit ses efforts de sensibilisation à la maladie mentale, notamment parce que le sujet est tabou dans le monde du sport.

Daron Richardson s'est suicidée en novembre 2010. Personne ne se doutait que Daron, âgé de 14ans, avait des problèmes de santé mentale.

Sa mort a été fortement médiatisée, car son père, Luke Richardson, était l'entraîneur adjoint des Sénateurs d'Ottawa, dans la Ligue nationale de hockey.

Le suicide a ébranlé ses amis et ses coéquipières.

Émilie Bouchard s'est engagée avec la fondation D-I-F-D (Do it for DARON), mise sur pied par les parents de Daron. Ils veulent inspirer les jeunes à s'ouvrir aux autres et à les sensibiliser à l'importance de parler avec leurs parents.

Selon l'association canadienne pour la santé mentale, le taux de suicide chez les jeunes Canadiens est le troisième plus élevé des pays industrialisés. 12% des jeunes filles et 5% des jeunes garçons ont connu un épisode de dépression.

Pour Émilie, la communication est essentielle. Elle veut effacer les préjugés sur la maladie mentale. Le suicide de sa coéquipière lui a fait comprendre bien des choses.

« C'est quelque chose qui a vraiment changé ma vie, lance-t-elle. C'est sûr que moi, je fais de l'anxiété quand il y a des matchs de hockey ou des tests à l'école. Mais avec ce défi-là, j'ai su le surmonter avec mes parents et ma famille ».