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27/01/2016 13:22 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Virus Zika : le Brésil note une diminution des cas de microcéphalie

Le ministère brésilien de la Santé a noté mercredi que le nombre de nouveaux cas de microcéphalie, une malformation congénitale qui pourrait être liée au virus Zika, semblait diminuer, certains des cas suspects ayant été écartés.

"Il est possible de constater une tendance de réduction du nombre de cas notifiés", par rapport au dernier bulletin officiel publié le 20 janvier, a déclaré Claudio Maierovich, directeur du département de surveillance des maladies transmissibles du ministère de la Santé.

Le Brésil, pays le plus touché par l'épidémie de Zika, maladie transmise par un moustique, enquête actuellement sur 3.448 cas suspects de microcéphalie - réduction de la taille de la boîte crânienne chez le bébé, néfaste au développement intellectuel -, soit une hausse de 7% sur une semaine.

Mais "la quantité de cas écartés a augmenté de 63%, passant de 282 à 462 actuellement", a précisé M. Maierovich.

Sur tous les cas de microcéphalie recensés, 270 ont effectivement eu un diagnostic confirmé, contre 230 la semaine dernière (et 147 sur l'année 2014). Quand un bébé naît au Brésil avec un périmètre crânien inférieur ou égal à 33 centimètres, il y a suspicion de microcéphalie, qui doit être confirmée par imagerie médicale.

Plus important encore, sur ces 270 bébés atteints de cette malformation, seuls 6 présentaient aussi le virus Zika.

Ce virus, qui provoque des symptômes grippaux bénins chez le patient atteint, est pourtant considéré actuellement comme le principal suspect, en cas de contamination d'une femme enceinte, de cette hausse de cas de microcéphalie, avec 4.180 cas suspects recensés depuis octobre.

Les autres cas de microcéphalie non liés au Zika font actuellement l'objet d'analyses et, selon des sources du ministère interrogées par l'AFP, ils pourraient être dus à d'autres maladies comme la syphilis, la toxoplasmose, la rubéole, l'herpès ou le cytomégalovirus.

Ces données sont publiées alors que l'inquiétude mondiale grandit face au virus, avec un appel de la présidente brésilienne Dilma Rousseff à la mobilisation régionale en Amérique latine, l'apparition de premiers cas en Europe et l'appel à des actions urgentes du président américain Barack Obama.

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