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27/01/2016 04:23 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Syrie : l'ONU n'a invité que des Syriens aux pourparlers de Genève

L'ONU a affirmé mercredi qu'elle n'avait invité que des Syriens aux pourparlers de paix de Genève qui débutent vendredi, contrairement aux affirmations de la Turquie.

Mardi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, avait déclaré que la Turquie ne participerait pas à ces discussions si les Kurdes syriens du Parti de l'union démocratique (PYD) y assistaient.

Interrogée par l'AFP sur la présence de délégations de Turquie, de Russie, de France ou des Etats-Unis qui seraient invitées avec un statut d'observateur, une porte-parole de l'émissaire spécial de l'ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura, a répondu : "Nous n'avons aucune intention d'inviter quiconque en dehors des Syriens".

M. de Mistura a envoyé mardi les invitations, sans révéler le nombre des personnes invitées, ni leur identité. "Nous l'annoncerons avant la réunion de vendredi", a dit la porte-parole.

Des groupes clés de l'opposition syrienne réunis au sein du Haut comité des négociations (HCN) doivent se prononcer mercredi à Ryad sur leur participation aux pourparlers de paix, qui pourraient être remis en cause par la présence d'autres opposants, dont les Kurdes du PYD.

Une source proche de la réunion de Ryad a indiqué que le HCN, qui insiste pour être le seul représentant de l'opposition à ces négociations indirectes, souhaitait d'abord obtenir de l'ONU des précisions sur "la nature des invitations" adressées aux autres personnes.

Interrogée sur le point de savoir si M. de Mistura avait transmis la liste complète des invités au HCN, comme il le demande, la porte-parole a répondu : "Il n'y a aucune condition préalable" posée à la participation aux pourparlers.

Les négociations de Genève visent à mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 260.000 morts en près de cinq ans. Elles doivent porter sur une feuille de route qui prévoit un cessez-le-feu, un gouvernement de transition dans les six mois et des élections dans les 18 mois. L'opposition exige le départ de Bachar al-Assad au début de la période de transition.

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