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27/01/2016 06:21 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Pays-Bas : le gouvernement discute d'une participation aux frappes en Syrie

Le gouvernement néerlandais examinera "dans les prochains jours" une demande des Etats-Unis de participer aux frappes contre le groupe Etat islamique en Syrie, a annoncé le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders.

"Le gouvernement va à présent décider. Nous allons en discuter dans les prochains jours", a déclaré M. Koenders lors d'une émission télévisée mardi soir.

En décembre, les Pays-Bas avaient reçu des demandes de la France et des Etats-Unis de se joindre aux frappes en Syrie.

Les Pays-Bas participent depuis octobre 2014 aux opérations de la coalition en Irak avec quatre chasseurs F-16 spécialisés dans le soutien aux opérations terrestres de l'armée irakienne. Mais à l'époque, les Pays-Bas avaient prévenu qu'ils n'élargiraient pas leur action à la Syrie sans un mandat de l'ONU.

Le parti travailliste (PvdA, social-démocrate), qui fait partie de la coalition au pouvoir, a accepté mardi une extension des frappes aériennes néerlandaises à la Syrie, à laquelle il s'opposait jusqu'à présent.

M. Koenders, qui appartient à la formation libérale VVD du Premier ministre Mark Rutte, a souligné qu'en dépit des bombardements une solution politique était cruciale pour mettre fin à la guerre en Syrie, qui a fait plus de 260.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés en cinq ans.

"Il doit y avoir un processus politique, aussi fragile soit-il. On ne peut pas faire partir l'Etat islamique uniquement avec des bombes", a déclaré M. Koenders lors de la même émission.

Le député du parti travailliste Diederik Samsom a indiqué que sa formation soutiendrait désormais des opérations aériennes en Syrie, estimant que les pourparlers de paix de l'ONU, qui doivent commencer vendredi à Genève, ouvraient la voie à un mandat.

Le gouvernement néerlandais doit se réunir vendredi, et selon des informations de presse une décision pourrait être annoncée par le Premier ministre Mark Rutte dans la foulée.

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