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27/01/2016 05:20 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Le pétrole ouvre en baisse à New York avant les stocks américains

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse mercredi à New York, les investisseurs se mettant en retrait avant des chiffres hebdomadaires sur les réserves américaines, dont beaucoup craignent qu'elles montent à des niveaux historiques.

Vers 14H05 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en mars perdait 73 cents à 30,72 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Très hésitant depuis la fin de semaine dernière, le marché se retourne, comme souvent les mercredis, vers les Etats-Unis dont le département de l'Energie (DoE) va publier à 15H30 GMT ses chiffres hebdomadaires sur le niveau des réserves et de la production américaines.

Le marché est déjà "sous pression car il réagit négativement aux estimations d'hier de l'American Petroleum Institute (API)", fédération professionnelle du secteur, "qui a annoncé des hausses conséquentes des réserves de pétrole brut comme d'essence", a rapporté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. "On s'attend à ce que le DoE annonce une tendance semblable".

L'API a fait état d'une hausse de plus de 11 millions de barils des stocks américains de brut à plus de 496 millions, ce qui les mettrait à un niveau sans précédent depuis 1930.

"C'est très décourageant pour les producteurs de pétrole d'assister à une telle hausse au moment où les Etats-Unis entament une saison de maintenance", qui devrait voir les raffineries réduire leur consommation de brut, a jugé M. Lipow.

De leur côté, les analystes interrogés par l'agence Bloomberg estiment que les stocks de brut se sont étoffés de 4 millions de barils, tandis que ceux d'essence ont augmenté de 500.000 barils, et que ceux de produits distillés, dont le diesel et le fioul de chauffage, ont baissé de 2,2 millions de barils.

Le haut niveau de l'offre mondiale plombe le marché depuis la mi-2014 et a contribué à le faire plonger plus avant depuis décembre, à des niveaux sans précédent depuis 2003, dans un contexte aussi plombé par les inquiétudes sur l'économie chinoise.

Sur ce dernier plan, les investisseurs digéraient néanmoins mercredi des éléments rassurants sur "une hausse de la demande pétrolière" en Chine, premier importateur mondial d'or noir, ont rapporté les experts de Commerzbank.

"Selon la compagnie pétrolière chinoise publique CNPC, la demande chinoise devrait monter cette année de 460.000 barils par jour (bj) à 11,32 millions, ce qui constituerait une hausse aussi massive que l'année précédente", ont-ils précisé.

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