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27/01/2016 07:19 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Lance Stroll aux 24 heures de Daytona

Le pilote canadien Lance Stroll participera ce week-end aux 24 heures de Daytona avec l'équipe Chip Ganassi.

Un texte de Philippe Crépeau

Ce sera une première pour le pilote de 17 ans, qui partagera le cockpit dans la deuxième voiture de l'équipe Chip Ganassi avec les pilotes Alexander Wurz, Brendon Hartley et Andy Priaulx.

Radio-Canada a rejoint le pilote québécois à Miami à quelques heures du début des essais.

« J'aime ça faire des courses, lance Lance Stroll d'entrée. J'ai eu l'opportunité de le faire avec une bonne équipe, et comme ce n'est pas au milieu de ma saison de F3, alors j'ai accepté le défi. Daytona, c'est une grosse course dans le monde de la course automobile. Ça n'arrive pas tout le temps d'avoir cette chance. »

« Je voulais vraiment le faire. C'est une grande chose pour ma carrière, même si mon rêve, c'est la F1, rappelle-t-il. Il y a tout le temps des petits trucs à apprendre même si ce n'est pas dans le même type de course. Ça va m'aider dans le futur. Et je m'amuse en même temps que j'apprends. »

C'est par l'ancien pilote de F1 Alexander Wurz, qui est conseiller pour l'équipe F1 Williams (en plus d'être le directeur de l'Association des pilotes de F1), que Stroll a pu obtenir le volant.  

« Chip Ganassi ne voulait avoir qu'une voiture avec ses pilotes NASCAR, mais c'est par Alex (Wurz) et Brendan Hartley que ça a marché ensemble. On a parlé à Chip, qui a accepté de faire rouler une deuxième auto. »

Lance Stroll a donc rejoint l'équipe pour un week-end de préparation du 8 au 10 janvier. Il n'avait jamais piloté cette voiture, ni piloté sur le circuit de Daytona (ovale et circuit routier). Il a quand même réussi à enregistrer le meilleur chrono de la voiture lors de la dernière journée, malgré la circulation, avec 50 voitures inscrites. 

« Je n'ai pas d'expérience dans les voitures comme ça, car je n'ai conduit que des formules, explique Stroll. Alors, ça prend du temps pour comprendre tous les réglages. Dans chaque séance, j'ai pu apprendre comment la voiture marche, et la piste. Mais comme on est quatre pilotes, on n'a pas beaucoup de temps pour rouler chacun.

« Ce n'est pas plus difficile, juste différent. Avec le toit, la visibilité est différente, mais quand je suis concentré, quand je suis dans ma zone, ça ne me dérange pas. Après deux, trois séances, je me suis habitué vite et je me sens confortable. »

Faire preuve de patience

Si rouler de nuit ne le préoccupe pas particulièrement, il reste qu'il devra être attentif au comportement de la voiture.

« Le circuit de Daytona n'est pas comme à Monaco, où il y a des murs partout, donc ce n'est pas aussi difficile. La partie ovale est bien éclairée, car ils tournent en NASCAR. La portion sur le circuit routier est plus sombre, mais ce n'est pas ma plus grande préoccupation.

« Il fait plus froid la nuit, donc il faut adapter la voiture et le pilotage, précise-t-il. Dans une course d'endurance, il n'y a pas toujours des conditions parfaites. Il faut simplement s'adapter, gérer le problème quand il arrive. On va voir de gros changements dans la course et je dois me préparer au maximum pour tout gérer. »

Quant à la circulation, qui peut être intense en endurance, il a vite compris comment s'y habituer en piste.

« Rouler dans la grosse circulation m'a gêné un peu au début, admet-il. Dans les trois jours, je n'ai pas eu deux tours libres, il y a tout le temps du trafic. À tous les virages, il y a quelqu'un. Les voitures GT dans les autres catégories sont plus lentes et c'est difficile, car c'est facile d'être impatient et de dépasser trop vite, et on peut se toucher ou avoir un problème.

« Il ne faut pas perdre trop de temps, car c'est facile de rester en arrière et de perdre 5 à 6 secondes. Il faut être intelligent, patient et garder un bon rythme dans la course. J'ai vu ce que c'était en pratique, mais dans la course, ça va être une autre histoire. »

Les essais commencent le jeudi 28 janvier. Pour l'instant, Lance Stroll ne sait pas quels seront son temps de piste et sa position dans les relais. Il discute stratégies avec ses coéquipiers et les ingénieurs de l'équipe.

Quel que soit le résultat de la voiture, son travail avec Alexander Wurz lui ouvre une porte pour en apprendre plus sur la F1.

« C'est bien de rouler avec Alex à Daytona, car dans les années qui viennent, je vais travailler avec lui, puisqu'il est lié à Williams, rappelle-t-il. Donc, on va pouvoir parler du fonctionnement chez Williams et de la façon de faire de cette équipe. »

Lance Stroll retourne en Europe le 1er février pour continuer son travail de préparation en prévision de la saison de F3 (avec l'équipe Prema) et amorcer sa collaboration en F1.

« Dès que je retourne en Europe, je vais commencer à travailler chez Williams, me préparer physiquement, mentalement et dans le simulateur. Durant les semaines où je ne travaille pas en F3, je serai chez Williams », a-t-il conclu.