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27/01/2016 08:59 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

La Celac prête à superviser la fin du conflit en Colombie

La Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac), réunie en sommet mercredi à Quito, est prête à contribuer à la supervision de la fin du conflit armé en Colombie, selon son président actuel Rafael Correa.

Dans son discours d'ouverture de ce IVe sommet, Rafael Correa a estimé que la Celac a "toute la capacité pour appuyer la vérification du cessez-le-feu et du désarmement en Colombie", au sein de la mission de l'Onu approuvée par le Conseil de sécurité.

A la demande de Bogota, les chefs d'Etat des 33 pays membres du bloc régional vont discuter de la composition de cette mission chargée de vérifier le respect de l'accord de paix, que le gouvernement colombien entend signer d'ici le 23 mars avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

"Nous soutenons avec tout notre coeur le président Juan Manuel Santos dans la recherche de la paix définitive pour la Colombie", a ajouté son homologue équatorien Rafael Correa, qui doit remettre cette année la présidence pro tempore de la Celac à la République dominicaine.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté lundi à l'unanimité une résolution qui établit une "mission politique", composée de représentants des deux camps, ainsi que d'observateurs internationaux chargés de s'assurer du respect du cessez-le-feu et du désarmement des guérilleros.

Jeffrey Feltman, secrétaire adjoint de l'Onu chargé des Affaires politiques, doit également participer à ce sommet afin de discuter du rôle de la Celac dans cette mission tripartite.

A l'agenda de la Celac figure en outre l'éradication de l'extrême pauvreté dans la région, très affectée par la chute des cours du pétrole, et d'autres matières premières, ainsi que par la hausse du dollar, et où 69 millions de personnes vivent dans l'indigence, selon la Commission économique pour l'Amérique latine (Cepal).

"N'oublions pas que le développement est un problème essentiellement politique, et il dépend de qui commande, les élites ou les grandes majorités", a lancé le président socialiste équatorien.

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