NOUVELLES
26/01/2016 23:00 EST | Actualisé 26/01/2017 00:12 EST

France: le mouvement des taxis se poursuit malgré la nomination d'un médiateur

La mobilisation des taxis contre les dérives des voitures de transport avec chauffeur (VTC) se poursuivait mercredi matin en dépit de la nomination d'un médiateur par le Premier ministre Manuel Valls.

A Paris, les taxis ont maintenu des points de blocage aux aéroports parisiens de Roissy et Orly ainsi que près du ministère des Finances et porte Maillot, point d'entrée très fréquenté à l'ouest de la capitale française.

"On est déterminés. On ne bougera pas", a déclaré Ibrahima Sylla, de l'association Taxis de France.

La mobilisation de mardi a donné lieu à plusieurs incidents et s'est soldée par un blessé et 24 interpellations en Ile-de-France. Manuel Valls a dénoncé des violences "inadmissibles".

Le Premier ministre a reçu mardi les représentants des taxis et annoncé la nomination d'un médiateur ainsi que davantage de contrôles pour "garantir les conditions d'une concurrence loyale" entre taxis et VTC.

La profession réclame une compensation de la réduction de son activité face à la concurrence de certains VTC qui ne respectent pas la loi et cassent les prix, selon elle.

L'irruption des VTC et des plates-formes de réservation électronique de type Uber ont bouleversé le secteur, et son encadrement par la loi depuis octobre 2014 n'a pas aplani tous les problèmes liés à son application.

"Il y a une difficulté d'application réelle, parce que la loi n'est pas allée jusqu'au bout. On ne peut pas continuer à avoir deux activités différentes qui font le même métier", a jugé mardi Alain Griset, président de l'Union nationale des taxis, après sa rencontre avec le Premier ministre.

bur-tq-st/dar/nou/ros