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27/01/2016 03:19 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Euro-2016 - Les divins Papadakis et Cizeron fin prêts

Loin d'être blasés, les jeunes danseurs Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, qui ont débarqué tout feu tout flamme la saison dernière en battant tous les records, défendent leur titre de champions d'Europe avec un plaisir intense, dès jeudi à Bratislava.

Ils ont tout emporté sur leur passage. En 2015, Papadakis, 20 ans, et Cizeron, 21 ans, ont été sacrés plus jeunes champions d'Europe depuis 49 ans. Deux mois avant de devenir champions du monde. Impressionnants de maturité, de technicité, de qualité artistique, ils ont déjà fortement marqué l'histoire du patinage et de la danse sur glace.

Les attentes n'ont fait que croître et les champions d'Europe sont conscients qu'ils doivent confirmer.

"Il y a eu beaucoup de doutes, sur les choix des musiques, des thèmes, des costumes. Ce n'était pas évident de repartir. Il y avait aussi ce que disaient les gens, tout le monde savait que ça allait être dur de retrouver quelque chose d'aussi bien", raconte à l'AFP Guillaume Cizeron.

Une commotion cérébrale dont a été victime Papadakis fin août lors d'une chute à l'entraînement a retardé de deux mois la préparation de ces Français installés à Montréal.

- Un mal pour un bien -

"Ils sont hyper fiables, techniquement et dans la danse. Ils ont été toucher jusqu'à des détails infimes. Tout est assimilé malgré le retard de deux mois cet été", se satisfait leur entraîneur Romain Haguenauer, qui voit dans "ce coup dur", "un mal pour un bien".

"Tout allait bien cet été mais je pense qu'il y avait le poids de la saison dernière. Quand il y a eu ce coup dur de la blessure, ils se sont focalisés sur le retard à rattraper", ajoute-t-il. "Cela leur a donné un nouvel objectif à atteindre parce que finalement les objectifs sportifs qu'ils avaient, ils les ont accomplis l'année dernière. Ils ont retrouvé une sur-motivation pour se remettre dans la course".

Papadakis et Cizeron n'ont rien laissé au hasard, portés par l'envie de créer et d'innover, au-delà de la simple collection de titres.

"Il y a un plaisir de danser, de "performer" aussi d'un point de vue artistique et ça, c'est une grande source de motivation quand on est déjà champions d'Europe et du monde. Ils sont encore très loin d'être usés", poursuit le coach, rappelant qu'ils sont les plus jeunes sur le circuit en danse sur glace.

Jeudi, ils exécuteront leur programme court sur le thème imposé de la valse avant de livrer samedi leur programme libre, qui raconte leur propre histoire, celle d'une amitié et d'une tendresse de plus de dix ans.

"Ce qui est intéressant chez eux c'est la façon dont ils patinent leur programme. C'est différent des autres et ça fonctionne divinement bien. Chez eux, ce qu'on veut voir surtout, c'est leur interprétation", analyse l'ancienne danseuse sur glace Nathalie Péchalat, devenue consultante.

Le contraste risque d'être saisissant à Bratislava entre ces Français précurseurs d'une nouvelle danse sur glace, et leurs principaux rivaux, des Italiens plus classiques, Anna Cappellini (28 ans) et Luca Lanotte (30 ans), champions du monde 2014.

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