POLITIQUE
27/01/2016 08:32 EST | Actualisé 27/01/2016 08:33 EST

Edmonton légalise le service Uber

Edmonton est devenu mercredi la première ville canadienne à encadrer le service de transport Uber à la suite d'un vote divisé au conseil municipal.

Un texte de Nicolas Pelletier

Le règlement adopté par huit membres du conseil contre quatre entrera en vigueur le 1er mars.

Les enjeux de la discussion ont porté sur la volonté, d'un côté, de laisser les lois du marché réguler l'industrie des transports et de l'autre, d'encadrer les activités d'Uber afin d'éviter les abus. Il a notamment été question de faire évoluer l'industrie du taxi.

Réglementations

Les règles entourant le transport de particuliers seront appelées à changer à Edmonton, autant pour les taxis que pour le service Uber.

Afin de voir légalisé son service, Uber devra remplir certaines obligations, comme par exemple obtenir un permis d'exploitation global de 50 000 $ auprès de la Ville d'Edmonton ainsi que des assurances pour ses conducteurs.

Les prix des courses de taxis hélés dans la rue ou depuis les bornes devront être prédéfinis, ce qui éliminera le système de compteur pour ces types de courses.

En revanche, le fait d'être hélé par un passant continuera d'être le privilège des taxis enregistrés auprès de la Ville d'Edmonton.

Tout autre déplacement effectué à l'aide d'un service de transport - taxi ou Uber - aura un prix plancher de 3,25 $ et utilisera un système de compteur, que ce soit par une application mobile ou directement dans le véhicule.

Le maire Don Iveson a tenu à statuer que « le conseil municipal pourra intervenir si les prix de l'industrie du transport étaient hors de contrôle ».

La compagnie Uber, implantée à San Francisco, a mis sur pied en 2009 une application mobile permettant à des clients d'entrer en contact avec des chauffeurs indépendants afin d'obtenir un service de transport. L'application d'Uber fonctionne actuellement dans 68 pays.

Un vote tenu dans le calme

Alors que la séance de mardi avait été interrompue par des manifestants opposés au projet, la délibération a repris dans le calme mercredi.

Le maire Don Iveson a d'ailleurs entamé la rencontre en avertissant l'auditoire qu'il détenait l'autorité pour expulser toute personne au comportement déplacé.

Le vote s'est tenu en fin d'après-midi dans une salle quasi vide, désertée par les chauffeurs de taxi venus protester contre l'adoption du règlement.

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