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27/01/2016 14:11 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Canada: les projets d'oléoducs au crible des émissions de carbone (gouvernement)

Le gouvernement canadien va procéder à une évaluation environnementale avant de donner son feu vert à de nouveaux oléoducs, dans le respect de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et du dialogue avec les autochtones.

Le gouvernement a édicté "cinq principes" portant principalement sur "l'évaluation environnementale" des deux projets d'oléoducs qui sont sur la table et partent tous les deux de la province pétrolière de l'Alberta (ouest): le Trans Mountain vers le Pacifique et l'Energie Est vers l'Atlantique, a noté Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique.

Pour la première fois au Canada, un ministre de l'Environnement et son collègue des Ressources naturelles sont côte à côte car "vous ne pouvez pas parler de croissance économique sans développement durable", a expliqué Jim Carr, détenteur du portefeuille des Ressources naturelles.

Aucun de ces projets, auxquels sont opposées la Colombie-Britannique (ouest), de grandes villes comme Montréal, ou les Premières nations (autochtones), ne va repartir d'une page blanche, a cependant souligné Mme McKenna en prévoyant un délai pouvant aller jusqu'à six mois pour l'examen des dossiers.

Que ce soit pour le Trans Mountain, long de 1.150 km entre Edmonton, la capitale de l'Alberta, et Vancouver en Colombie-Britannique, ou l'Energie Est sur près de 5.000 km entre les champs de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick (est), "les émissions de gaz à effet de serre directes et en amont seront évaluées".

Le gouvernement arrêtera ses décisions à partir de "données scientifiques" irréfutables, d'autres "données pertinentes" et aussi "les connaissances autochtones traditionnelles".

"Les peuples autochtones sont parmi ceux qui vivent déjà des bouleversements importants sur leur mode de vie" avec les changements climatiques, a rappelé Mme McKenna en conférence de presse.

Ces peuples sont touchés par "des hivers plus chauds (qui) raccourcissent l'utilisation des routes hivernales, isolant de nombreuses communautés et diminuant leur qualité de vie", a-t-elle ajouté.

A la conférence de l'Onu sur le climat en décembre à Paris (COP21), a souligné la ministre de l'Environnement, "le Canada a présenté un front uni et démontré son engagement à agir et à jouer un rôle de leader mondial actif dans la lutte contre les changements climatiques".

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