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27/01/2016 11:53 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Avec le magazine Voir, Alexandre Taillefer gagnera-t-il son pari?

Le premier numéro du tout nouveau magazine Voir paraît jeudi. Ses actionnaires ainsi que son équipe éditoriale font le pari que le papier n'est pas mort et qu'en plus il est possible d'offrir un contenu gratuit de qualité.

Un texte de Valerie-Micaela Bain

C'est le début d'une nouvelle ère pour le Voir. Le nouveau magazine de l'entreprise vient remplacer le journal culturel qui a été publié pendant 30 ans.

« On est ému, je pense, c'est un vraiment beau magazine », affirme le rédacteur en chef Simon Jodoin.

Imprimée à 50 000 exemplaires à Montréal, la publication demeure gratuite. Mais pour demeurer en vie, il faudra l'appui des lecteurs et des publicitaires pour se maintenir en vie.

Au fil des années, la publication hebdomadaire, puis bimensuelle avait perdu de sa notoriété à cause de la diminution du contenu et de l'augmentation de la publicité. Simon Jodoin admet candidement que l'équipe n'avait plus de plaisir à la tâche.

Textes d'opinion, billet d'humeur, dossiers portants sur des enjeux de société, suggestions de sorties et d'albums : les actionnaires et l'équipe de rédaction se donnent comme mission de promouvoir la culture d'ici et d'ailleurs ainsi que le commerce local.

Par exemple, la chanteuse en ascension Charlotte Cardin se trouve en une du premier exemplaire.

Le fonds de placement québécois a fait l'acquisition du Voir en avril 2015. La transaction comprenait également le Guide restos Voir, un atelier de productions de sites web et la boutique voir.ca.

Fondée en 1986, Communications Voir a démarré ses activités en tant qu'éditeur du journal Voir. L'entreprise est depuis près de 30 ans un joueur important de l'actualité culturelle, gastronomique et de l'art de vivre.

Depuis quelques années, le nombre de pages et l'influence générale de la publication avaient cependant considérablement chuté, en raison en bonne partie de la crise que traversent la presse en général et les journaux gratuits

L'entreprise emploie plus de 50 personnes au Québec.