NOUVELLES
27/01/2016 00:23 EST | Actualisé 27/01/2017 00:12 EST

Après son fils, le président tadjik Rakhmon nomme sa fille à un poste-clé

Le président tadjik Emomali Rakhmon, au pouvoir depuis 1992, a nommé mercredi sa fille à un poste-clé, nouvelle nomination familiale après celle de son fils à la tête de l'agence anticorruption.

Ozoda Rakhmon, 38 ans, a été nommée chef du cabinet présidentiel, après avoir occupé la fonction de Première vice-ministre des Affaires étrangères depuis mai 2014, a annoncé à l'AFP le service de presse présidentiel.

Sa nomination intervient après celle en mars de son frère, Roustam Rakhmon, à la tête de l'Agence présidentielle de la lutte contre la corruption.

Emomali Rakhmon dirige le Tadjikistan d'une main de fer et a obtenu en décembre le titre de "chef de nation", renforçant un peu plus le culte de la personnalité du président tadjik.

Vendredi, les députés tadjiks avaient par ailleurs approuvé un amendement à la Constitution lui permettant de briguer un nombre illimité de mandats présidentiels, ouvrant ainsi la voie à une présidence à vie pour le dirigeant du plus pauvre pays d'Asie centrale.

Les députés avaient également approuvé l'abaissement de l'âge minimal pour se présenter à l'élection présidentielle de 35 à 30 ans, ce qui, selon les analystes, permettraient à son fils Roustam de se présenter aux élections présidentielles en 2020.

Mis à part le Kirghizstan, seul État de la région à mener des élections jugées libres et équitables, les pays d'Asie centrale sont gouvernés par des autocrates au pouvoir depuis plusieurs décennies.

Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, tout comme son homologue ouzbek Islam Karimov, sont ainsi arrivés au pouvoir dès 1989 alors que leur pays était encore membre de l'Union soviétique. Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov n'est lui arrivé au pouvoir qu'en 2006, après la mort de son prédécesseur Saparmourat Niazov.

ab-all/kat/ros