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25/01/2016 08:22 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Vietnam : le Premier ministre réformateur renonce à être le numéro un du régime (responsable)

Le Premier ministre Nguyen Tan Dung, considéré comme le chef de file des réformateurs, s'est retiré de la course pour devenir numéro un du régime vietnamien, a annoncé lundi une source gouvernementale.

"Dung n'est pas sur la liste" des candidats à la fonction suprêmes de secrétaire général du Parti communiste (PC) qu'ont établie lundi soir à huis clos les quelque 1.500 participants au Congrès quinquennal du PC, qui dirige le Vietnam depuis 1975, a dit à l'AFP cette source qui a requis l'anonymat.

La mission du Congrès est double : élire les trois principaux dirigeants - le secrétaire général du parti, le président et le Premier ministre - et définir les grandes orientations de ce pays pour les cinq années à venir.

Nguyen Tan Dung, 66 ans, est à la tête du gouvernement depuis 2006. Considéré comme pro-occidental, il a supervisé l'adhésion du Vietnam à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et plus récemment son adhésion au Partenariat TransPacifique (TPP), vaste pacte de libre-échange conclu à l'initiative des Etats-Unis.

Nguyen Tan Dung était clairement le candidat préféré des investisseurs étrangers, désireux d'élargir leur accès à l'important marché que constitue le Vietnam, avec sa très jeune population de 90 millions d'habitants et son économie en pleine croissance.

Mais il s'est heurté au chef du Parti communiste sortant, Nguyen Phu Trong, un apparatchik conservateur aux liens étroits avec Pékin, qui a manoeuvré pour garder son poste.

Le Congrès du PC "a accepté le retrait (de la candidature) du Premier ministre Nguyen Tan Dung", a de son côté écrit lundi soir le journal Thanh Nien.

Cela signifie qu'il ne peut plus devenir secrétaire général du Parti communiste et qu'il va probablement se retirer de la vie politique, ont expliqué des experts.

Le président du Vietnam Truong Tan Sang et celui de l'Assemblée nationale Nguyen Sinh Hung ont aussi renoncé à accéder à ces fonctions, a ajouté Thanh Nien. Le chef du parti sortant resterait donc seul candidat à sa succession.

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