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25/01/2016 08:42 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Retour incertain de l'ex-president Nasheed aux Maldives

L'ex président des Maldives Mohamed Nasheed, actuellement en séjour médical à Londres, retournera "un jour" sur l'archipel mais ne sait pas encore "quand et comment".

"Je sais que vous voulez tous savoir si je vais y retourner", a déclaré lundi M. Nasheed, qui a été autorisé à quitter sa prison pendant trente jours pour être soigné au Royaume-Uni.

"Cette question a été formulée de manière plus éloquente par les Clash en 1982 lorsque je passais mon bac: +Should I Stay Or Should I Go?+", a-t-il plaisanté lors d'une conférence de presse aux côtés de son avocate britannique Amal Clooney.

"Il n'y a aucun doute que je retournerai un jour aux Maldives. La question c'est de savoir quand et comment", a ajouté M. Nasheed, qui a été lycéen et étudiant en Grande-Bretagne.

Amal Clooney a appelé à des sanctions ciblées d'urgence contre plusieurs membres du gouvernement des Maldives, y compris des gels d'avoirs et des interdictions de voyager. "Les sanctions peuvent marcher", a-t-elle affirmé.

Emprisonné aux Maldives ces derniers mois à la suite d'un procès jugé expéditif par la communauté internationale, M. Nasheed, 48 ans, est arrivé à Londres jeudi pour y être opéré du dos.

Premier président démocratiquement élu des Maldives en 2008, il avait été condamné à 13 ans de prison début 2015, alors qu'il était redevenu chef de l'opposition, pour l'arrestation d'un juge soupçonné de corruption en 2012.

Il a reçu le soutien samedi du Premier ministre David Cameron après avoir été reçu au 10, Downing Street.

Peu avant la conférence de presse, le gouvernement des Maldives a accusé M. Nasheed d'utiliser son séjour au Royaume-Uni "à des fins promotionnelles".

"Le gouvernement a autorisé de bonne foi M. Nasheed à se rendre à l'étranger pour recevoir des soins. Mais il est désormais limpide que son objectif principal est d'attirer la publicité au Royaume-Uni. Ce n'est pas un séjour médical, c'est un séjour médiatique", a lancé le ministre des Affaires étrangères, Dunya Maumoon.

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