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25/01/2016 03:55 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Raser l'école de La Loche pour tourner la page, demandent des élus

Le maire par intérim de La Loche en Saskatchewan ainsi que la députée fédérale de la circonscription veulent que l'école qui a été la scène d'une fusillade meurtrière vendredi soit démolie et reconstruite.

« Il y a tellement de douleur, tellement de traumatisme. L'école doit être rebâtie », a dit la députée pour Desnethé-Missinippi-Rivière Churchill, Georgina Jolibois, qui était jusqu'aux dernières élections fédérales la mairesse de la localité.

Vendredi après-midi, deux personnes ont été abattues dans une résidence et deux autres dans l'école. Sept personnes ont également été gravement blessées dans l'établissement scolaire.

Un jeune homme de 17 ans a été inculpé samedi de quatre chefs de meurtre prémédité et sept chefs de tentative de meurtre.

De vives émotions et du soutien nécessaire

Selon le maire intérimaire de La Loche, Kevin Janvier, l'établissement est désormais associé aux émotions violentes de la fusillade.

« Je veux que cette école soit reconstruite, rasée et rebâtie [...] en raison du traumatisme », a dit Kevin Janvier, à la suite d'une rencontre avec des dirigeants provinciaux et nationaux, y compris le premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall.

Par ailleurs, le retour à l'école pour les élèves de La Loche ne se fera pas tout de suite. M. Wall a indiqué qu'il faut que toutes les ressources nécessaires soient disponibles pour aider les élèves et le personnel à être prêts à réintégrer le bâtiment.

Kevin Janvier affirme que la rencontre avec le premier ministre provincial s'est bien passée, mais que la communauté a besoin de plus de financement pour améliorer la qualité de vie de ses résidents.

« Nous avons besoin de beaucoup de ressources [...] de financement,a-t-il dit. Ces conversations nous ont menés dans la bonne direction. »

« Une fois que la couverture médiatique aura diminué [...] nous demandons aux dirigeants provinciaux et fédéraux de ne pas nous oublier », a ajouté le maire intérimaire.

Le premier ministre Brad Wall a promis du soutien immédiat, notamment du counselling psychologique et un remboursement des frais des proches des victimes qui veulent se déplacer à Saskatoon pour être auprès d'elles.

Le premier ministre a aussi reconnu qu'il y a « des problèmes dans le nord de la Saskatchewan » dans les domaines de l'éducation, de l'emploi ainsi que des infrastructures, et que le gouvernement provincial se penchera là-dessus.