NOUVELLES
25/01/2016 05:29 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Quatre athlètes russes suspendus pour dopage

La Russie ne veut pas être privée des Jeux de Rio en athlétisme. Elle continue son ménage, en espérant convaincre la Fédération internationale (IAAF). 

Le Comité olympique russe a annoncé lundi avoir suspendu pour dopage quatre athlètes, le jour même où des inspecteurs de l'IAAF doivent rencontrer le nouveau président de la Fédération russe d'athlétisme.

La médaillée d'argent du 800 m aux Championnats d'Europe de 2012 Irina Maracheva et la marcheuse Anna Lukyanova, vice-championne du monde junior du 10 km en 2010, sont suspendues pour deux ans après avoir reçu des informations de l'IAAF, sans donner plus de précisions.

Les coureuses Yelena Nikulina et Maria Nikolayeva, spécialistes du 400 et du 800 m, ont pour leur part été suspendues pour quatre ans.

Ces suspensions d'athlètes russes pour dopage sont les premières depuis que le Comité olympique russe a pris la direction de l'athlétisme du pays après la suspension de l'Agence russe antidopage (RUSADA).

Le 9 novembre, une commission d'enquête indépendante mandatée par l'Agence mondiale antidopage (AMA) avait publié un rapport mettant en lumière un dopage organisé dans l'athlétisme russe, au sein duquel la RUSADA avait aidé à dissimuler des cas positifs impliquant des athlètes du pays.

L'IAAF a suspendu la Russie de toute compétition, ouvrant la porte à une possible absence des athlètes russes aux Jeux de Rio.

Selon l'IAAF, l'athlétisme russe ne pourra réintégrer le circuit mondial qu'en respectant toutes les règles antidopage imposées par l'IAAF et l'AMA.

Pour cela, la Fédération russe d'athlétisme a élu le 16 janvier un nouveau président, Dmitri Chliakhtine. Il doit s'entretenir lundi à Moscou avec les membres d'une commission d'inspection de l'IAAF mandatée pour juger des efforts du pays en matière de lutte contre le dopage.

À la mi-janvier, la commission d'inspection avait salué des discussions « franches et ouvertes », et avait assuré que la Russie avait « la volonté d'apporter des changements réels et durables » dans le monde de l'athlétisme.