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25/01/2016 05:04 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Le Royaume-Uni et Bill Gates annoncent un plan contre le paludisme de 4 milliards d'euros

Le milliardaire américain Bill Gates et le ministre britannique des Finances George Osborne ont annoncé lundi la constitution d'un fonds de 3 milliards de livres (4 milliards d'euros) pour tenter d'éradiquer le paludisme.

Le fonds sera abondé à hauteur de 500 millions de livres par an pendant cinq ans par le gouvernement britannique, un montant qui proviendra de son budget d'aide au développement, le reste de l'argent provenant de la fondation Gates, ont annoncé les deux hommes. Un montant qui pourra être revu à la hausse.

"Le paludisme est une maladie extrêmement mortelle mais avec les efforts réalisés dans les pays concernés et la recherche entreprise ici dans le nord de l'Angleterre nous pouvons l'éliminer", a déclaré lundi M. Osborne à l'école de médecine tropicale de Liverpool.

Bill Gates a souligné qu'il était difficile de mesurer l'impact du paludisme mais qu'il était "impossible de bâtir une économie prospère quand une grande partie de la population est atteinte".

"Nous croyons tous les deux qu'un monde sans paludisme doit être l'une des priorités sanitaires mondiales", ont déclaré les deux hommes dans une tribune publiée lundi par le quotidien The Times, ajoutant qu'"aucune créature ne cause autant de dévastation que le moustique".

Selon le rapport de 2015 de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le paludisme dans le monde, environ 214 millions nouveaux cas ont entraîné la mort de quelque 438.000 personnes l'année dernière, alors que le paludisme est une maladie dont on peut se protéger et qui peut être soignée.

Le paludisme tue surtout les enfants, ceux de moins de cinq ans représentant les deux tiers des décès, rappelle ce rapport.

Des progrès considérables ont été faits au cours de 15 dernières années dans les efforts pour contrôler la maladie, mais ils sont menacés par la résistance aux médicaments antipaludéens et aux insecticides qui gagne du terrain, selon le rapport de l'OMS.

"Si de nouveaux insecticides ne sont pas lancés d'ici à 2020, la situation deviendra critique et le nombre de morts pourrait bondir", ont prévenu MM. Osborne et Gates, qui se disent "optimistes que l'on puisse éradiquer le paludisme de (leur) vivant".

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