NOUVELLES
25/01/2016 10:01 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Le Premier ministre irlandais veut que le Royaume-Uni reste au coeur de l'UE

Le Premier ministre irlandais Enda Kenny a déclaré lundi souhaiter que le Royaume-Uni reste un "membre central" de l'Union européenne, à l'issue d'un entretien avec son homologue britannique David Cameron à Downing Street.

"Je veux que le Royaume-Uni reste un membre central de l'UE. D'un point de vue irlandais, c'est une question essentielle", a dit M. Kenny.

Selon lui, sur les quatre demandes de réformes formulées par David Cameron, "il y a encore des difficultés concernant une ou deux".

"Mais je pense que ces quatre questions peuvent être résolues dans l'intérêt de tous au sein de l'UE. (...) Elles peuvent être résolues dans un sens très positif", a déclaré M. Kenny dont le pays s'inquiète en particulier du devenir des échanges commerciaux avec le Royaume-Uni qui s'élèvent à 1 milliard d'euros par semaine actuellement, en cas de sortie britannique du club des 28.

Il a dit espérer que cet accord soit atteint dès le sommet de février "mais je ne peux pas parler pour tous les pays autour de la table", a-t-il ajouté.

Selon M. Kenny, le président du Conseil européen Donald Tusk "présentera un document, probablement la semaine prochaine, concernant ces quatre questions" qui portent sur les allocations sociales aux migrants européens, la zone euro, les questions de compétitivité et de souveraineté.

M. Cameron a, pour sa part, répété qu'il était "possible" qu'un accord intervienne dès février mais que, dans le cas contraire, le temps ne pressait pas puisqu'il s'est donné jusque fin 2017 pour organiser le référendum qu'il a promis sur la question.

"S'il y a un bon accord sur la table, je m'en saisirai et j'expliquerai aux Britanniques pourquoi il faut choisir" de rester dans l'UE. "Mais cela doit être un bon accord", a-t-il ajouté.

Le point le plus controversé des réformes demandées par le Royaume-Uni concerne certaines aides sociales aux immigrants issus de l'UE: M. Cameron voudrait imposer un moratoire de quatre ans avant tout versement.

oaa/jk/ger