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25/01/2016 08:35 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Le Canada signera l'accord TPP mais veut un débat avant de le ratifier (ministre)

Le Canada va signer l'accord de libre-échange transpacifique (TPP) qu'il a conclu à l'automne dernier avec 11 autres pays mais ne le ratifiera qu'après un examen rigoureux, a annoncé lundi la ministre canadienne du Commerce international, Chrystia Freeland.

Cet accord, qui doit donner naissance à la plus grande zone de libre-échange au monde, avait été conclu en octobre quelques jours avant les élections législatives canadiennes et alors que le précédent gouvernement conservateur était aux commandes.

Tout en y étant favorable, le nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau avait, pendant la campagne, promis un débat sur cet accord qui est critiqué au Canada par certains acteurs du secteur agricole et de l'automobile.

Pour Mme Freeland, la cérémonie de signature de l'accord prévue la semaine prochaine "n'est qu'une formalité dans le processus: c'est le moyen de soumettre le texte (...) à l'examen du Parlement".

"Signer, ne signifie pas ratifier", a asséné la ministre, notant que chacun des 12 pays associés dispose de deux ans pour ratifier ou non l'accord commercial.

Le TPP réunit l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les Etats-Unis et le Vietnam.

Chaque pays doit ratifier le texte en n'y opérant aucune modification, une contrainte qui pourrait s'avérer difficile pour certains d'entre eux. De nombreuses voix critiquent les effets pervers du texte sur les droits des travailleurs, l'environnement ou encore l'accès aux médicaments.

L'accord prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les Etats-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le boeuf.

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