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25/01/2016 03:38 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

L'opposition syrienne se réunit mardi à Ryad (opposant)

Des représentants de l'opposition syrienne se réuniront mardi à Ryad pour décider de participer ou non aux pourparlers de paix entre le régime et l'opposition prévus cette semaine à Genève, a indiqué un opposant à l'AFP.

"Le haut comité des négociations doit se réunir demain à Ryad et nous prendrons une décision finale sur la participation ou non à Genève", a déclaré Fouad Aliko, représentant du Conseil national kurde au sein de la Coalition nationale syrienne, le principal groupe d'opposition à l'extérieur de la Syrie.

Ces négociations indirectes entre le régime et l'opposition sous l'égide de l'ONU devaient initialement débuter ce lundi, mais elles seront probablement retardées de quelques jours. L'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura doit s'exprimer sur le sujet dans l'après-midi à Genève.

M. Aliko a jugé "ni agréable ni positive" la dernière rencontre entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et Riad Hijab, coordinateur de la coalition de l'opposition syrienne et des membres du comité.

"M. Kerry a dit à M. Hijab: +vous allez perdre vos amis si vous n'allez pas à Genève et si vous campez sur votre position+", a affirmé M. Aliko, en qualifiant de "menaces et de pressions" les propos du secrétaire d'Etat américain.

"M. Kerry ne nous a pas rassurés. Il a dit qu'il y aurait un dialogue et non des négociations, alors que nous voulons que les négociations soient centrées sur une transition politique et quelles ne prennent pas la forme d'une discussion byzantine", a ajouté M. Aliko.

L'opposition insiste sur l'application du communiqué de Genève qui prévoit un "organe gouvernemental de transition" pour succéder au régime actuel de Bachar al-Assad dont elle exige le départ.

Des désaccords sur la composition de la délégation de l'opposition aux négociations subsistent. La Russie refuse la présence de ceux qu'elle qualifie de "terroristes", dans une référence aux groupes combattant le régime sur le terrain.

La coalition nationale de l'opposition a nommé Mohamed Allouche, membre du bureau politique du groupe armé rebelle Jaich al-Islam, soutenu par l'Arabie saoudite, comme négociateur en chef pour les pourparlers. Ce choix a été aussitôt critiqué par les opposants de l'intérieur, ainsi que par Moscou.

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