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25/01/2016 08:35 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Koweït: frénésie d'investissements malgré la chute des cours du pétrole

Le Koweït a subventionné l'an dernier des projets économiques à hauteur de 32 milliards de dollars (29,5 milliards d'euros), un montant record qu'il prévoit d'augmenter encore en 2016 malgré une chute de ses revenus pétroliers, a indiqué lundi un rapport économique.

Les subventions accordées en 2015 sont 20% supérieures à celles de l'année précédente, a indiqué la National Bank of Kuwait (NBK), principal créancier du pays, dans son rapport.

Plus de la moitié des sommes dépensées en 2015 l'ont été dans des projets des secteurs gazier et pétrolier, précise le rapport.

Ces subventions comprennent un contrat de 13 milliards de dollars (12 milliards d'euros) pour la construction notamment d'une nouvelle raffinerie d'une capacité de 615.000 barils de brut par jour.

Dans le secteur des transports, le gouvernement a alloué 4,3 milliards (3,9 milliards d'euros) de dollars pour l'élargissement de l'aéroport mais le projet n'a pas encore été signé.

L'année 2016 s'annonce exceptionnelle, certains contrats d'une valeur de 55 milliards de dollars (50,7 milliards d'euros) devant être signés d'ici à la fin de l'année, selon la NBK.

Le gouvernement prévoit également de lancer un grand nombre de projets dans les secteurs de l'énergie, de la santé et du logement en 2016.

Cette frénésie de dépenses intervient au moment où le Koweït doit connaître son premier déficit budgétaire en raison de la chute des cours du pétrole après 16 années consécutives de bénéfices, au cours desquelles l'Etat du Golfe a amassé des réserves fiscales de plus de 600 milliards de dollars (554 milliards d'euros).

En février 2015, le Parlement a approuvé un plan de développement de cinq ans prévoyant de dépenser 34 milliards de dinars (112 milliards de dollars) entre l'exercice financier 2015/2016 et 2019/2020.

L'économie du Koweït, à l'instar d'autres Etats du Golfe, repose en grande partie sur le pétrole, qui représente 94% de ses revenus publics.

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