NOUVELLES
25/01/2016 07:47 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Frontière gréco-macédonienne: rixe entre Afghans et Pakistanais, un mort, 2 blessés

Un Pakistanais a été tué et deux de ses compatriotes ont été blessés à la suite d'une attaque au couteau d'un groupe d'Afghans, près du poste frontalier d'Idomeni, a-t-on appris de source policière grecque.

Passage habituel emprunté par les migrants souhaitant continuer leur périple vers les pays d'Europe centrale et du Nord, Idomeni est actuellement au centre du débat européen, la Commission réclamant le renforcement de la sécurité pour réduire le flux migratoire.

Les deux blessés ont été hospitalisés, l'un dans un état critique, selon la même source.

Aucune arrestation n'a eu lieu pour l'instant, la police étant toujours en train de rechercher les coupables et d'établir les circonstances de cette rixe, dont le vol pourrait être le mobile, le blessé léger ayant déclaré que les agresseurs lui avaient dérobé 400 euros et son téléphone portable.

Le crime a eu lieu près de la zone neutre d'Idomeni, où se trouvent de nombreuses personnes exerçant des trafics en lien avec les migrants.

A Idomeni, près de 2.500 migrants attendent actuellement de franchir la frontière. La Macédoine avait fermé la semaine dernière pour quelques heures sa frontière pour contrôler ce flux.

Selon la police grecque, depuis dimanche matin environ 2.500 personnes ont été autorisées à poursuivre leur voyage vers le nord de l'Europe.

Sous la pression européenne, la Grèce a intensifié depuis novembre les contrôles à ce poste-frontière, seuls les ressortissants afghans, syriens et irakiens étant désormais autorisés à passer, après avoir déclaré leur pays de destination.

La Grèce craint un effet domino, qui serait à l'origine de l'augmentation du nombre de migrants à Idomeni, après les restrictions d'entrées annoncées par certains pays comme l'Autriche et la Hongrie, qui souhaitent limiter le nombre de migrants sur leur territoire.

A Bruxelles, une porte-parole de la Commission européenne, Natasha Bertaud, a remarqué que la question du contrôle des flux de migrants avait déjà été évoquée lors d'une réunion la semaine dernière entre des responsables des pays des Balkans de l'ouest, situé sur la route migratoire, et la Commission européenne.

Elle a noté que la Commission et Frontex, l'agence de surveillance des frontières européennes, avaient fait la semaine dernière une mission sur le territoire de la Macédoine pour déterminer les besoins financiers et matériels du pays, "et comment les aider", bien que Frontex n'ait pas la possibilité de faire des opérations sur le territoire d'un pays non membre de l'UE, comme c'est le cas de la Macédoine.

Elle a souligné néanmoins que "57 officiers sont présents actuellement" en Macédoine "en provenance des pays membres de l'UE, dans un cadre d'assistance bilatérale".

Pour sa part, la Grèce, pays membre de l'UE, a déjà demandé et attend prochainement le déploiement des officiers de Frontex à Idomeni. Frontex est déjà présent en mer Egée pour parer au flux migratoire venant des côtes turques.

bur-str-hec/od/lpt