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25/01/2016 11:04 EST | Actualisé 25/01/2017 00:12 EST

Colombie : mission de l'ONU dans huit zones pour superviser l'arrêt du conflit

Les observateurs de la mission de l'ONU qui sera chargée de superviser l'arrêt du conflit en Colombie seront déployés dans huit zones différentes, a déclaré lundi le chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers de paix avec la guérilla.

Humberto de La Calle, délégué du gouvernement aux négociations menées depuis 2012 avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), a communiqué quelques détails sur cette mission qui supervisera le cessez-le-feu bilatéral et le désarmement des guérilleros, une fois un accord de paix signé.

"Quand il est question de huit zones, nous nous référons aux zones de présence de la délégation tripartite dirigée par l'ONU", a-t-il déclaré, sans autres précisions, au cours d'un forum organisé à Bogota par l'hebdomadaire Semana.

Le gouvernement et les Farc - dont les discussions sont délocalisées à Cuba et qui se sont engagés à signer la paix d'ici au 23 mars - ont convenu la semaine dernière que le cessez-le-feu serait supervisé par des représentants des deux parties et des observateurs internationaux désignés par les Nations unies.

Ils ont ensuite demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'y intégrer des délégués de pays de la Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac). Une résolution sur ce thème devrait être votée ce lundi au siège des Nations unies à New York, selon M. de La Calle.

"La supervision sera réalisée par les trois composantes", mais le constat d'éventuelles violations du cessez-le-feu et les conclusions qui en seront tirées "relèveront de la composante internationale", a-t-il ajouté, précisant que "l'ONU sera le coordinateur, le directeur du mécanisme tripartite".

Les Farc ont décrété en juillet dernier un cessez-le-feu unilatéral, à la suite de quoi le gouvernement a suspendu les bombardements aériens des campements de la guérilla, ce qui s'est traduit pas "une réduction de près de 90% des actions armées", a précisé M. de La Calle.

Cette guérilla, qui compte encore quelque 7.000 combattants selon les autorités, est née en 1964 d'une insurrection et est l'un des principaux acteurs du conflit colombien, au même titre que d'autres mouvements rebelles d'extrême gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces armées.

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