POLITIQUE
25/01/2016 02:41 EST | Actualisé 25/01/2016 02:42 EST

Certains réfugiés syriens à Toronto veulent retourner au Moyen-Orient

Route55 via Getty Images
Silhouettes of refugees people searching new homes or life due to persecution. Vector illustration

Plusieurs dizaines de réfugiés syriens arrivés à Toronto sont coincés dans un hôtel bon marché depuis des jours, voire plusieurs semaines, faute d'hébergement. Certains demandent carrément à quitter le Canada.

Les organismes d'accueil sont débordés, explique la bénévole Virginia Johnson.

Une mère syrienne, Zaneb Adri Abu-Rukti, raconte que ses enfants n'ont nulle part où jouer.

« On va dans une pièce, on mange. On retourne dans l'autre pièce et on dort. C'est comme si on était en prison. » — Zaneb Adri Abu-Rukti, mère syrienne

« Peut-être que [le Canada] n'est pas là où on devrait être », ajoute la mère de famille.

Zaneb Adri Abu-Rukti dit que plusieurs familles recevaient plus d'aide lorsqu'elles étaient dans des camps de réfugiés au Liban ou en Jordanie.

La bénévole Virginia Johnson raconte que certains réfugiés n'ont même pas de bottes d'hiver pour aller à l'extérieur.

Elle a elle-même transporté des jeunes à l'hôpital pour enfants de Toronto, après qu'un réfugié lui eut demandé de l'aide. « Ils ont peur, dit-elle, ils sont isolés. Je ne m'attends pas à ce qu'ils soient reconnaissants immédiatement. »

Deux catégories de réfugiés

Une autre bénévole, Kate Bate, dit que les réfugiés parrainés par des groupes ou des individus de façon privée sont mieux traités que ceux qu'Ottawa a fait venir ici.

« Ils voulaient les amener ici pour les sortir du danger le plus rapidement possible. Mais le plan [d'accueil] n'est pas finalisé. » — Kate Bate, bénévole

Elle s'inquiète pour la santé mentale de ces familles, qui ont subi des traumatismes en Syrie, en plus du stress du voyage. « On s'inquiète d'avoir sur les bras une crise majeure de santé mentale si quelqu'un ne parle pas [à ces familles] chaque jour pour s'assurer qu'elles vont bien, dit-elle. Il y a un réfugié qui est là depuis un mois et personne ne lui a parlé ».

Le ministre de l'Immigration, John McCallum, a indiqué la semaine dernière que certains parrains privés pourraient venir en aide à des réfugiés du gouvernement à titre de projet pilote.

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