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22/01/2016 07:31 EST | Actualisé 22/01/2017 00:12 EST

Réfugiés: le chef du HCR pour des "routes sécurisées" vers l'Europe

L'Europe et d'autres nations doivent offrir des opportunités légales et plus sûres en vue de la réinstallation des réfugiés, a affirmé vendredi à Beyrouth le chef du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR).

Filippo Grandi a aussi insisté pour un accès humanitaire à travers la Syrie, jugeant "inacceptables" les images d'enfants étiques par la famine dans ce pays en guerre.

Il a par ailleurs renouvelé l'appel de l'ONU en faveur de l'accroissement de l'aide aux voisins de la Syrie qui accueillent plus de quatre millions de réfugiés ayant fui le conflit meurtrier débuté en mars 2011.

Selon lui, les nations les plus riches doivent offrir des alternatives aux routes de contrebande utilisées par des vagues de réfugiés l'année dernière pour fuir.

"Il faut accroître le nombre de places disponibles pour les réfugiés (...) qui veulent se rendre dans d'autres pays non pas par des bateaux ou à travers des réseaux criminels, mais de manière légale: relocalisation, bourses d'études, raison médicale, regroupement familial ou visas humanitaires", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Cette solution "est moins chère pour tous, mieux organisée pour les pays d'accueil et bien plus sûre pour les réfugiés", a-t-il ajouté.

L'année dernière, l'Europe a été ébranlée pour la grande crise migratoire depuis le Seconde guerre mondiale avec l'arrivée de plus d'un million de personnes fuyant la guerre et la pauvreté. La majorité des arrivants viennent de Syrie en raison de la guerre qui a fait plus de 260.000 morts.

Ces voyages s'avèrent mortels pour beaucoup de migrants, comme les 44 personnes noyées vendredi après que trois bateaux ont coulé face aux côtes grecques.

Durant sa visite à Damas cette semaine, le diplomate italien, qui a pris ses fonctions à la tête du HCR ce mois-ci, a également confié avoir pressé le gouvernement syrien de permettre un plus grand accès humanitaire.

"Je leur ai dit que les images d'enfants affamés dans les régions assiégées étaient inacceptables et que c'était une honte pour la Syrie", a-t-il assuré.

Selon M. Grandi, le gouvernement syrien lui a demandé de faire également appel aux "autres parties" pour permettre l'accès humanitaire. "J'appelle donc tous ceux qui ont de l'influence" à oeuvrer pour un plus grand accès de l'aide et pour le processus de paix.

Ses propos font suite au tollé international face à la situation dans la ville syrienne de Madaya, assiégée depuis plus de six mois et où plus d'une vingtaine d'habitants ont trouvé la mort faute de nourriture et de soins.

str-sah/sk/mer

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