NOUVELLES
22/01/2016 08:32 EST | Actualisé 22/01/2017 00:12 EST

Rachel Notley accuse les maires de la région de Montréal de «manquer de vision»

TORONTO — La première ministre de l'Alberta estime que certains maires manquent de vision à long terme lorsqu'ils refusent de reconnaître que l'oléoduc Énergie Est bénéficiera à l'ensemble des Canadiens.

Rachel Notley répondait vendredi au rejet unanime du projet annoncé la veille par les maires de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui regroupe 82 municipalités comptant en tout 3,9 millions de citoyens. Les maires s'opposent au projet de TransCanada (TSX:TRP) parce qu'il représente «d'importantes menaces environnementales» tout en offrant peu de retombées au Québec en matière d'économie et d'emplois.

À l'issue d'une rencontre avec son homologue de l'Ontario à Toronto, vendredi, la première ministre albertaine a soutenu qu'on «affaiblit toutes les régions du pays» en niant que le secteur des ressources naturelles fasse partie intégrante de l'économie canadienne.

TransCanada plaide que ses oléoducs sont plus sécuritaires et plus écologiques que le chemin de fer pour transporter du pétrole, un argument repris par la première ministre Notley, néo-démocrate élue en mai dernier après 43 ans de gouvernements conservateurs en Alberta.

L'oléoduc projeté permettrait d'acheminer chaque jour jusqu'à 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta vers une raffinerie d'Irving à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, en plus d'approvisionner les raffineries de Suncor à Montréal et de Valero à Lévis. Le premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, est un ardent partisan de ce projet.

Au Québec, le projet Énergie Est doit faire l'objet d'une évaluation du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement avant que le gouvernement libéral de Philippe Couillard ne se prononce.

La première ministre libérale de l'Ontario, Kathleen Wynne, a rappelé quant à elle, vendredi, que plusieurs des conditions imposées par sa province pour soutenir le projet «commencent à être prises en compte».

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, un fervent défenseur du projet, avait fortement réagi, jeudi, à l'annonce des maires de la métropole québécoise. Par l'intermédiaire des médias sociaux, il a écrit: «Je suis convaincu que les maires de la région de Montréal vont poliment rembourser leur part des 10 milliards $ de paiements de péréquation auxquels l'Ouest du pays a contribué».

Le maire de Montréal, Denis Coderre, lui a répondu vendredi matin sur son compte Twitter: «Population de la Communauté métropolitaine de Montréal: 4 millions... Population de la Saskatchewan: 1,13 million....», puis «Subventions fédérales que Saskatchewan reçoit pour financer ses projets viennent aussi des contribuables québécois (50 pour cent vivent dans la CMM)». Le maire Coderre termine avec le mot-clic: #ditesMerci.

Biden ou Trump?
Suivez les dernières nouvelles, les analyses et les sondages dans cette course qui ne cesse de surprendre!