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22/01/2016 00:22 EST | Actualisé 22/01/2017 00:12 EST

Présidentielle au Portugal: la gauche divisée face au favori conservateur

Face au grand favori de la présidentielle de dimanche au Portugal, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, neuf autres candidats espèrent passer au second tour malgré la dispersion du camp socialiste, qui présente pas moins de cinq prétendants.

Les principaux adversaires de M. Rebelo de Sousa, qui pourrait être élu dès le premier tour avec 52 à 55% des voix d'après les derniers sondages, sont l'indépendant de gauche Antonio Sampaio da Novoa, crédité de 17 à 22% des intentions de vote, et l'ancienne ministre socialiste Maria de Belem Roseira, qui recueillerait 8 à 13% des suffrages.

M. Sampaio da Novoa, ex-recteur de l'Université de Lisbonne âgé de 61 ans, souhaite fédérer l'ensemble de la gauche grâce à son discours anti-austérité, qui fait écho à celui du nouveau gouvernement socialiste et de ses alliés antilibéraux.

Mais ce novice en politique, soutenu par les anciens présidents socialistes Mario Soares et Jorge Sampaio, n'a pas pu éviter l'entrée en lice de plusieurs rivaux issus du même camp.

Maria de Belem Roseira, 66 ans, est une ancienne ministre de la Santé ayant fait toute sa carrière politique au Parti socialiste, dont elle représente la tendance centriste. Première femme à présider le PS (de 2011 à 2014), elle n'avait pas soutenu l'actuel Premier ministre Antonio Costa lors des élections internes au poste de secrétaire général.

Aucun de ces deux candidats n'a obtenu le soutien officiel du PS, qui a appelé à voter pour l'un ou pour l'autre au premier tour, pour ensuite concentrer ses forces sur celui qui affronterait le candidat de la droite lors d'un éventuel second tour.

Trois autres militants ou anciens responsables socialistes se présentent à cette élection, mais aucun d'entre eux ne devrait dépasser 2,5% des suffrages.

C'est l'eurodéputée de 39 ans Marisa Matias, candidate du Bloc de gauche, parti de la gauche radicale proche de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne, qui apparaît dans les sondages en quatrième position avec 5 à 8% des voix.

Elle est talonnée par le candidat communiste Edgar Silva, un ancien prêtre catholique de 53 ans qui recueille 3 à 5% des intentions de vote.

Parmi les dix candidats, un record en 40 ans de démocratie portugaise, le professeur universitaire et militant anti-corruption Paulo Morais, 52 ans, est le seul, avec M. Rebelo de Sousa, à avoir milité dans le passé dans un parti de droite.

tsc/bh/alc

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