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21/01/2016 23:19 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

Plus de trois ans après sa défaite, l'ex-président Sarkozy fait son inventaire et admet des "erreurs"

Bouclier fiscal, impôt sur la fortune, campagne "décevante" de 2012... Plus de trois ans après sa défaite face au socialiste François Hollande, l'ex-président de droite Nicolas Sarkozy fait l'inventaire de ses années au pouvoir et admet des "erreurs", dans un livre à paraître lundi.

La défaite de 2012 "me conduit à analyser ce que j'aurais dû faire différemment, à la fois dans la conduite des réformes et dans l'exercice de la fonction présidentielle", reconnaît l'ex-chef de l'Etat (2007-2012) dans cet ouvrage intitulé "La France pour la vie" (éditions Plon) dans lequel il avance aussi des propositions pour "redresser" la France.

"Aujourd'hui, je regrette d'avoir retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours de mon quinquennat", affirme-t-il, à propos notamment de "la baisse des charges", qui aurait dû être "plus immédiate et plus forte".

"J'aurais également dû aller au bout de deux sujets plutôt que de les contourner: les 35 heures (temps de travail hebdomadaire imposé par les socialistes à la fin des années 90) et l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune)". Autres "erreurs": l'exonération fiscale des heures supplémentaires et le bouclier fiscal, qui, "pour habile qu'il fut d'un point de vue technique, (l)'a exposé à un coût politique". Ca a été "un raté de communication grave", avoue Nicolas Sarkozy.

Côté personnalité, Nicolas Sarkozy jugé clivant pour ses détracteurs regrette d'avoir "cédé à la colère" lorsqu'il avait lors d'un salon consacré à l'agriculture lancé "casse-toi pauvre con" à un homme qui l'avait insulté. Il regrette aussi être parti en vacances tout de suite après son élection sur le yacht luxueux d'un ami milliardaire, une décision très mal perçue par la population française qui se débattait dans la crise économique.

La campagne de 2012 fut "décevante quant aux débats de fond", écrit-il également.

A propos de Bygmalion, cette entreprise de communication qui s'est occupée de sa campagne présidentielle et dont les surfacturations ou fausses factures valent à plusieurs de ses proches d'être inculpés, Nicolas Sarkozy assure qu'il ne "connaissait rien de cette société".

Après avoir promis après sa défaite de 2012 de ne plus apparaître sur la scène publique et tenté de se montrer en retrait de la vie politique, Nicolas Sarkozy est revenu sur le devant de la scène fin 2014 pour reprendre les rênes de son parti, rebaptisé Les Républicains.

Avec dans son livre de multiples propositions (Europe, immigration, fiscalité, retraite...) pour redresser la France, il ne cache pas ses ambitions de concourir à nouveau pour la présidence en 2017. Il devra au préalable en passer par une primaire prévue à la fin de l'année, pour laquelle l'ex-Premier ministre Alain Juppé est donné favori par les sondeurs.

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