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21/01/2016 20:51 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

Pékin n'a pas l'intention de dévaluer le yuan, assure le vice-président chinois (Bloomberg)

Pékin n'a pas l'intention de dévaluer sa monnaie, a assuré le vice-président chinois Li Yuanchao dans un entretien à Bloomberg News, soucieux d'apaiser les inquiétudes sur la politique monétaire du pays après la récente chute du yuan.

"Les fluctuations sur le marché des devises sont le résultat des forces de marché, et le gouvernement n'a aucune intention de dévaluer et n'entreprend pas de politique de dévaluation", a-t-il affirmé en marge du Forum économique mondial à Davos.

Les responsables chinois présents à Davos ne ménagent pas leurs efforts pour envoyer des messages rassurants sur la santé de la deuxième économie mondiale et leur politique monétaire.

Et ce alors que le yuan est sous forte pression en raison des inquiétudes sur l'essoufflement de l'activité en Chine et de l'intensification des flux de capitaux hors de Chine, en dépit des drastiques restrictions imposées par les autorités.

La patronne du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde avait reproché jeudi à la Chine de "ne pas communiquer suffisamment" sur les évolutions de son système de change, alimentant l'incertitude.

Pékin a récemment exacerbé la dépréciation du renminbi (autre nom du yuan) en abaissant durant huit séances consécutives (soit de 1,4% au total) le niveau de référence autour duquel la monnaie est autorisée à fluctuer face au dollar.

Ce qui laisse craindre une politique de dévaluation continue. Le géant asiatique avait déjà ébranlé les marchés mondiaux en août en abaissant drastiquement le taux-pivot du yuan.

Une décision largement perçue comme une dévaluation compétitive -- destinée à soutenir les exportateurs chinois --, mais Pékin s'en était défendu, assurant avoir simplement modifié son mode de calcul pour mieux refléter les tendances du marché.

Mais la convertibilité du yuan reste étroitement encadrée, et la banque centrale (PBOC) est intervenue massivement, via des achats de yuans, pour soutenir le cours de la monnaie et limiter son repli.

De fait, la dépréciation renchérit le coût des importations chinoises, alourdit les dettes en dollars des entreprises du pays et sape les ambitions de Pékin d'installer le yuan comme une monnaie internationale "de référence".

Pour Li Yuanchao, "les turbulences du marché des devises ont commencé" hors de Chine "avec le relèvement des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed)".

"Récemment, certaines fluctuations dans l'économie chinoise, ses places boursières et les marchés étrangers ont entraîné des réactions excessives de la part de la communauté internationale", mais celle-ci doit "retrouver confiance", a déclaré M. Li.

La Bourse de Shanghai a perdu un quart de sa valeur cette année, faisant trébucher les Bourses mondiales dans son sillage, alors que s'accroissent les doutes sur la capacité de Pékin à éviter "un atterrissage brutal" de l'économie et à entreprendre les réformes structurelles censées rééquilibrer son modèle de croissance.

jug/ehl/jr

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