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22/01/2016 05:26 EST | Actualisé 22/01/2017 00:12 EST

Le pétrole ouvre en nette hausse avec la stabilisation des marchés

Les cours du pétrole ont ouvert en nette hausse vendredi à New York dans un climat marqué par un recul de la peur qui avait fait dégringoler les marchés financiers, en dépit de données toujours moroses sur les déséquilibres du marché.

Vers 14H15 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en mars gagnait 1,69 dollar à 31,22 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Il se peut qu'on ne soit pas totalement sortis d'affaire mais je crois que nous voyons un retour de la confiance", s'est réjoui Phil Flynn, chez Price Futures Group.

Avec la reprise des Bourses, elles-mêmes entraînées jeudi par un discours volontariste du président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, on voit que "les esprits se calment et on peut envisager le marché plus logiquement", a ajouté M. Flynn.

"Je ne crois pas que la chute de 30% (des cours du pétrole) qu'on a vue au début de l'année était vraiment justifiée par les données fondamentales du marché, car la plupart des arguments baissiers auraient dû déjà être pris en compte dans les prix", a-t-il dit, qu'il s'agisse du ralentissement économique chinois ou du retour sur le marché de l'Iran.

Mais d'autres analystes craignaient que le rebond enclenché jeudi reste éphémère, faute d'informations concrètes permettant d'espérer un ralentissement de l'offre ou une accélération de la demande.

"L'offre excédentaire persiste et un (responsable) saoudien parlant de niveaux irrationnels de prix ne contribue pas à pousser le marché à la hausse, surtout quand les marchés financiers ne sont pas exactement connus pour leur rationalité", a noté Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Le président de la compagnie pétrolière nationale saoudienne Aramco, Khalid al-Falih, a en effet estimé que les prix du pétrole étaient "irrationnels" lors d'un débat sur l'énergie organisé dans le cadre du Forum économique mondial de Davos.

Pour autant, il n'a donné aucune indication selon laquelle son pays serait prêt à limiter sa production pour aider les cours à se redresser: "Si les prix demeurent bas, nous serons capables de résister pendant très longtemps", a-t-il dit, rappelant que son pays affichait "les coûts de production les plus bas de la planète".

De même, les analystes de Commerzbank doutaient que la reprise des cours soit durable en raison des facteurs baissiers continuant à peser sur le marché, et notamment la forte hausse des stocks de brut (+4 millions de barils) et d'essence (+4,6 millions de barils) enregistrée aux Etats-Unis lors de la semaine achevée le 15 janvier, accompagnée d'une nouvelle progression de la production.

"L'équilibre actuel du marché n'est pas juste (provisoirement) déréglé, car il y a en réalité des indications croissantes que cela va rester encore le cas un certain temps", observaient les experts de Commerzbank.

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