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22/01/2016 08:15 EST | Actualisé 22/01/2017 00:12 EST

L'Iran critique le soutien de l'OCI à l'Arabie saoudite

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaber Ansari, a critiqué vendredi l'Organisation de la coopération islamique (OCI) qui s'est mise "au service" de l'Arabie saoudite, au lendemain d'un communiqué de l'OCI condamnant "l'ingérence" de Téhéran dans les affaires régionales.

Dans un communiqué publié après une réunion à Jeddah en Arabie saoudite, la principale organisation panislamique, l'OCI, a "condamné les agressions contre les missions diplomatiques du royaume d'Arabie saoudite à Téhéran et Machhad" dans le nord-est de l'Iran, en référence au sac le 2 janvier de l'ambassade saoudienne à Téhéran et aux manifestations violentes qui avaient éclaté en Iran après l'éxécution dans le royaume du dignitaire chiite saoudien Nimr al-Nimr.

"La déclaration de la réunion de Jeddah a ignoré la réalité concernant l'incident contre l'ambassade de l'Arabie saoudite et les actions rapides de la République islamique pour assurer la sécurité et contrôler la situation. En évoquant des questions non liées à l'ordre du jour de la réunion, elle s'est mise de fait au service des objectifs d'un seul pays", a déclaré M. Ansari, selon l'agence Irna.

L'OCI, qui comprend 57 membres, a encore dit "rejeter les déclarations incendiaires de l'Iran" sur les exécutions, et dénoncé "une ingérence flagrante" de ce pays "dans les affaires intérieures" saoudiennes, "dans les affaires des Etats de la région" ainsi que "son soutien continu au terrorisme".

Ces déclarations ont été faites dans le cadre d'une réunion extraordinaire réclamée par Ryad après la mise à sac de ses représentations diplomatiques.

Le chef de l'OCI, Iyad Madani, avait de son côté prôné l'apaisement entre l'Arabie saoudite et l'Iran pour faire face aux "véritables défis", dont le "terrorisme" qui menace les pays musulmans.

Il avait encore appelé les Etats membres à favoriser "l'entente et la confiance mutuelle par le dialogue" pour contenir les tensions actuelles.

Après l'attaque contre son ambassade le 2 janvier, Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran, faisant monter d'un cran les tensions entre ces deux puissances rivales régionales qui s'affrontent par conflits interposés en Syrie, en Irak et au Yémen. L'Arabie saoudite est majoritairement sunnite et l'Iran chiite.

Dans la foulée, Bahreïn, le Soudan, Djibouti et les Comores ont rompu leurs relations diplomatiques avec Téhéran, tandis que les Emirats arabes unis ont réduit leurs relations diplomatiques. Le Koweït et le Qatar ont pour leur part rappelé leur ambassadeur.

sgh/nbz

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