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22/01/2016 10:54 EST | Actualisé 22/01/2017 00:12 EST

Colombie: Farc et gouvernement accélèrent les négociations

La guérilla des Farc et le gouvernement colombien ont pris vendredi une série de dispositions pour accélérer les négociations menées depuis fin 2012 à La Havane et tenter de mettre fin à plus d'un demi-siècle de conflit.

"Nous avons pris plusieurs décisions qui rendent possible la mise en place d'un scénario de clôture" des pourparlers, ont annoncé les négociateurs de la rébellion et du gouvernement dans un communiqué conjoint.

A partir de maintenant, une "commission exécutive" bipartite siégera pour "faciliter les approches au niveau stratégique, prendre les décisions pour accélérer la rédaction d'accords et superviser le travail des délégations" de négociateurs, ont indiqué les parties.

En outre, deux derniers volets (sur six) restent à l'agenda: les modalités de la fin du conflit et les modalités de ratification d'un accord de paix final seront abordées simultanément, en plus des autres points qui font encore l'objet de désaccords.

Jusqu'à présent, des accords partiels ont été signés sur la réforme agraire, le trafic de drogue, les réparations aux victimes (qui inclut la justice qui s'appliquera aux ex-belligérants) et la participation politique des guérilleros démobilisés.

Dans leur communiqué, les parties rappellent leur décision récente de mener désormais des négociations ininterrompues, abandonnant la précédente formule qui prévoyait des cycles de 11 jours entrecoupés de pauses.

Grâce à ces changements, les délégations "travailleront désormais de manière continue, avec des séjours plus longs de la délégation du gouvernement" à Cuba.

Mardi, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) et Bogota s'étaient déjà accordés sur le mécanisme de surveillance de fin du conflit et avaient demandé à l'Onu de surveiller le futur désarmement de la guérilla.

Il y a quelques mois, Bogota et les Farc ont convenu de signer un accord de paix définitif avant le 23 mars pour tenter de mettre fin au conflit armé le plus ancien d'Amérique latine, qui a fait au moins 220.000 morts, six millions de déplacés et des dizaines de milliers de disparus.

Les Farc, issues en 1964 d'une insurrection paysanne, comptent encore environ 7.000 combattants, selon les autorités.

L'autre mouvement de guérilla du pays, l'Armée de libération nationale (ELN, 1.500 combattants), est aussi engagée depuis janvier 2014 dans un "dialogue exploratoire" en vue d'éventuelles négociations de paix avec le gouvernement.

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